Refus de l’opposition d’adresser une lettre d’information pour la marche : La réplique ‘’cinglante’’ des forces
L’opposition
républicaine a battu le pavé le lundi 13 avril pour, dit-e
lle, dénoncer
le phénomène de l’insécurité dans le pays. Pour ce faire, les opposants ont agi
sans adresser la moindre lettre
d’information aux autorités locales. Au motif que celles-ci sont, arguent-ils,
‘’illégales’’ et ‘’illégitimes’’.
Face aux risques évidents de débordement, le Porte-parole du gouvernement
a, dans une déclaration, qualifié cette attitude de l’opposition républicaine
de ‘’grave’’ et loin de toute démarche ‘’républicaine’’.
Car, prévient le ministre Damantang Albert Camara, en refusant d’observer
les règlements en la matière, ‘’les organisateurs se privent et privent les
forces de sécurité de la possibilité de faire la différence entre
manifestants, badauds, loubards, casseurs, citoyens, riverains et
autres’’. C’est de mettre ‘’délibérément en danger’’ les manifestants et les
citoyens, remarque-t-il.
Informer les autorités communales d'une manifestation, explique le
Porte-parole du gouvernement, ce n'est pas une fantaisie ou une coquetterie. Ce
n'est pas non plus, dit-il, un acte de reconnaissance.
Il s’agit avant tout, rappelle le ministre Damantang, d’un acte de
précaution et de sécurisation de la manifestation. Seule cette démarche, qui
permet de savoir l'itinéraire, la date, l'horaire de début et de fin, permet,
soutient-il, aux autorités administratives et de la sécurité d'encadrer
l'événement. Donc refuser de se soumettre à ces obligations constitutionnelles,
c'est d’exposer ‘’intentionnellement mais cyniquement, à la fois les
manifestants et les citoyens.
Par ailleurs, l’une des conséquences fâcheuses et incommensurables de
cette attitude de l’opposition, c’est le fait, souligne le ministre
Porte-parole, qu’en cette période d’urgence sanitaire renforcée décrétée dans
le pays pour éradiquer l’épidémie d’Ebola, les services hospitaliers, les
ambulanciers, la Croix rouge ne peuvent pas prévoir, en cas d’urgence, un
trajet alternatif pour les évacuations d'urgence ou la sécurisation d'un cas
d'Ebola. C'est très grave comme attitude et c'est loin d'être républicain,
a-t-il fustigé non sans remords.
Le jour arrivée, la marche n’a pas eu lieu comme sollicité mais l’accrochage entre militants de
l’opposition et forces de l’ordre dans plusieurs quartiers de la banlieue de
Conakry. Accrochage qui a causé la mort
d’un jeune et blesser plusieurs jeunes.
Dans chaque côté, la responsabilité d’utiliser les armes non conventionnelles
pendant la manifestation et aller jusqu’à tuer un individu.
Mais ce qui reste clair, il y a eu
trois morts et plusieurs blessés entre lundi, 13 et mardi, 14 avril 2015 lors
de la manifestation de l’opposition contre l’insécurité.
La rédaction







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