Le Journal L'INDEXEUR

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Ebola et sexualité : l’OMS prévient

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a exhorté les survivants Ebola à plus de prudence lors de contacts sexuels afin de ne pas transmettre le virus à leur partenaire.

Un "plan Marshall" pour l’après-Ebola ?

Les présidents guinéen, sierra-léonais et libérien sont à Washington pour participer aux réunions de printemps de la banque mondiale et du FMI et trouver des fonds pour redresser leurs économies

Sénégal/Karim Wade : Une présidence carcérale

Le verdict est tombé lundi. Le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade est condamné à six ans de prison ferme en plus d’une amende de 210 millions d’euros pour enrichissement illicite.

Gabon : Qui était l’opposant André Mba Obame ?

Ex ministre de l’Intérieur du gouvernement d’Omar Bongo jusqu’en 2009, année du décès de ce dernier, celui qu’on appelle affectueusement AMO a changé de camp peu de temps après en fondant l’Union nationale, devenant ainsi un opposant face à Ali Bongo.

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jeudi 29 octobre 2026

Miss Guinée France 2027 : treize candidates pour une couronne, une mission pour la Guinée

La 16ᵉ édition de Miss Guinée France se tiendra le samedi 31 octobre 2026, à la Maison des Arts de Créteil, autour de treize candidates en quête de la couronne 2027. Organisé par l’Association des jeunes guinéens de France (AJGF), ce rendez-vous de la diaspora entend dépasser les standards traditionnels des concours de beauté en mettant à l’honneur l’intelligence, l’engagement humanitaire, le leadership féminin et la richesse culturelle guinéenne. Au-delà du sacre, l’enjeu est de désigner une ambassadrice capable de faire rayonner la Guinée et de porter des initiatives positives au sein de la communauté.
Le compte à rebours est lancé pour les treize prétendantes au titre de Miss Guinée France 2027. Après plusieurs semaines de préparation, elles s’apprêtent à défendre leurs ambitions lors d’une soirée où élégance, expression orale, présence scénique et engagement personnel seront au cœur de la compétition. Derrière cette quête de la couronne se dessine une ambition plus large : valoriser le potentiel de la jeunesse féminine issue de la diaspora et lui offrir une tribune d’expression, de visibilité et de responsabilité. 

 La préparation des candidates repose sur la discipline, la maîtrise de soi, la confiance et la capacité à défendre des idées. L’objectif est de promouvoir une conception du concours dans laquelle la beauté s’accompagne d’intelligence, de maturité et de sens des responsabilités.

L’engagement humanitaire constitue également un volet essentiel. À travers les causes qu’elles souhaitent défendre, les participantes sont invitées à donner une dimension concrète à leur candidature. Pour la future lauréate, le titre devra ainsi représenter un point de départ vers des actions de sensibilisation, de solidarité et de mobilisation communautaire. 

Au-delà de la compétition, Miss Guinée France se veut une vitrine de l’identité guinéenne en France. Dans un contexte où la transmission culturelle représente un enjeu important pour les nouvelles générations, l’événement offre une occasion de valoriser les traditions, de renforcer les liens entre les générations et de promouvoir une image dynamique de la Guinée.
Pour l’AJGF, cette initiative met également en lumière la capacité de la diaspora à contribuer au rayonnement culturel du pays, tout en encourageant les jeunes femmes à assumer pleinement leur héritage et leurs ambitions. Le rendez-vous est fixé au samedi 31 octobre 2026, à 18 heures, à la Maison des Arts de Créteil, au 1, place Salvador-Allende. Les treize candidates tenteront de convaincre le jury et le public au terme d’une soirée qui marquera l’aboutissement de leur préparation. 

Une seule remportera la couronne, mais l’ambition portée par cette édition dépasse le résultat du concours : promouvoir une jeunesse féminine engagée, faire vivre la culture guinéenne et renforcer la visibilité de la diaspora. Car, au-delà du prestige du titre, la future Miss Guinée France 2027 devra faire de sa couronne un symbole d’engagement, de représentation et de rayonnement pour la Guinée.

Mohamed Koket Camara 
Journaliste-écrivain, observateur de la culture et de la diaspora guinéenne

mardi 27 octobre 2026

D’UNE FORMATION EN ÉCONOMIE-FINANCE À UNE CARRIÈRE MILITAIRE INTERNATIONALE : LE PARCOURS SINGULIER D’ÉMILE SANOUSSY BANGOURA

De Conakry aux États-Unis, jusqu’aux missions européennes, portrait d’un homme d’origine guinéenne dont le parcours se situe au croisement de la formation, de l’effort, de l’engagement et de l’expérience internationale. 
Né à Conakry, capitale de la Guinée, Émile Sanoussy Bangoura grandit au sein d’une famille de cinq enfants. Ses origines guinéennes constituent un élément important de son identité et le point de départ d’un parcours qui le conduira progressivement vers d’autres horizons. 

Son itinéraire universitaire débute en Guinée, à l’Université Général Lansana Conté, où il suit une formation en économie-finance. Désireux de poursuivre son parcours académique, il s’installe ensuite aux États-Unis et étudie le Business Management (gestion des affaires) au Brooklyn College, où il achève ses études en 2013. Mais ce parcours universitaire ne se résume pas aux salles de cours et aux diplômes.Parallèlement à ses études à New york Émile exerce comme chauffeur de taxi, menant de front son activité et sa formation universitaire. 

Cette expérience témoigne d’un parcours marqué par l’effort et la volonté d’avancer, tout en préparant son avenir. De 2018 à 2020, il travaille chez Amazon en qualité de Warehouse Lead Manager. Cette fonction s’inscrit dans un environnement où l’organisation des activités, la coordination des équipes et la gestion opérationnelle occupent une place importante. Elle constitue une étape supplémentaire dans son parcours professionnel, avant son engagement militaire. En 2020, en pleine période de la pandémie de COVID-19, il rejoint l’armée américaine. Ce choix marque un tournant dans sa trajectoire et l’amène à évoluer dans un cadre exigeant, régi par la discipline, la préparation et le travail collectif. 

Affecté à un bataillon du génie militaire, il évolue dans une branche de l’armée notamment chargée de missions techniques et de travaux liés aux infrastructures nécessaires aux opérations. Ce domaine repose sur des compétences spécialisées, une organisation rigoureuse et une coordination étroite entre les différents membres des équipes. Au fil de son engagement militaire, ses fonctions le conduisent également au-delà du territoire américain. L’Allemagne, la Pologne et la Macédoine figurent parmi les pays européens où il effectue des missions. Ces expériences donnent une dimension internationale à son parcours et l’amènent à évoluer dans des environnements géographiques et professionnels différents. 

 De la Guinée aux États-Unis, puis à l’Europe, le parcours d’Émile relie ainsi plusieurs espaces géographiques et expériences professionnelles. De la formation universitaire au travail de chauffeur de taxi, de ses responsabilités chez Amazon à son engagement militaire, son itinéraire témoigne d’une trajectoire construite au fil des années, marquée par la diversité des expériences et l’ouverture sur l’international. 

Au-delà des frontières et des fonctions, ce parcours soulève une question essentielle : celle de la manière dont un individu construit son identité et inscrit son expérience personnelle dans une trajectoire professionnelle internationale. Entre héritage des origines, formation universitaire, travail et engagement militaire, son itinéraire témoigne de la complexité des parcours contemporains, façonnés par la mobilité, les choix et les responsabilités. 

Il rappelle ainsi qu’une trajectoire ne se mesure pas uniquement à la distance parcourue ou aux années de service, mais aussi à la richesse des expériences qui la composent et au sens qu’elles prennent dans une histoire de vie. 

Marie youki

jeudi 6 août 2026

Journée africaine de l’état civil : Matam donnera le coup d’envoi des célébrations panafricaines

Choisie pour lancer officiellement en Guinée les festivités de la Journée africaine de l’état civil, la commune de Matam accueillera le 7 août un rendez-vous placé sous le signe de la modernisation administrative et de la citoyenneté. À travers cette célébration, les autorités entendent mettre en lumière les réformes engagées dans le secteur et rappeler que l’état civil demeure le socle de l’identité juridique, de la bonne gouvernance et du développement durable.
À trois jours de la Journée africaine de l’état civil, célébrée chaque 10 août sous l’égide de l’Union africaine, la commune de Matam s’apprête à donner le coup d’envoi officiel des festivités en Guinée. Désignée commune pilote pour cette édition 2026, elle devient le symbole des efforts engagés pour moderniser un service public considéré comme la porte d’entrée de la citoyenneté et un levier essentiel du développement national. Depuis plusieurs jours, les services de l’état civil de Matam, Kaloum, Dixinn et Kassa multiplient les réunions techniques afin de finaliser les derniers préparatifs. 

L’objectif est de faire de cette célébration un moment fort de sensibilisation, mais aussi de valorisation des réformes entreprises pour améliorer les prestations offertes aux citoyens. Pour Abdourahmane Keïta, Officier délégué de l’état civil de Matam, cette désignation récompense les performances enregistrées par la commune ces dernières années dans l’amélioration de la gestion de l’état civil. « L’état civil est le point de départ de toute politique publique. Sans un système fiable d’identification des citoyens, il ne peut y avoir de planification efficace ni de développement durable », souligne-t-il.
Au-delà de son caractère commémoratif, la célébration du 7 août vise à rappeler l'importance stratégique de l’état civil dans la consolidation de l’État de droit, la protection des droits des citoyens et la production de statistiques indispensables à l’élaboration des politiques publiques. Les organisateurs annoncent la participation des autorités administratives, des officiers d’état civil, des partenaires techniques ainsi que des représentants des treize communes de Conakry. 

 Des activités de sensibilisation, des échanges d’expériences et des actions de promotion des bonnes pratiques rythmeront cette journée. Selon Abdourahmane Keïta, cette mobilisation collective traduit une volonté commune de faire évoluer durablement les services de l’état civil en Guinée. « Cette célébration doit marquer un tournant. Notre ambition est de renforcer la confiance des citoyens dans l’état civil et de rappeler que derrière chaque acte de naissance, de mariage ou de décès se construit l’identité juridique de la Nation », affirme-t-il. 

Même son de cloche chez Ali Camara, Officier de l’état civil de Kassa, qui salue l’engagement des différentes communes mobilisées autour de l’événement. Pour lui, cette fête panafricaine constitue une occasion privilégiée de mettre en valeur le rôle souvent méconnu des officiers d’état civil dans le fonctionnement de l’administration publique.
Instituée par l’Union africaine, la Journée africaine de l’état civil vise à promouvoir l’enregistrement universel des faits d’état civil, à renforcer les systèmes nationaux d’identification et à améliorer la gouvernance grâce à des données fiables. En accueillant le lancement officiel des festivités, Matam entend confirmer son rôle de commune pilote et démontrer que la modernisation de l’état civil constitue aujourd’hui l’un des piliers de la refondation administrative engagée en Guinée. 

Alseny Maciré Fofana

lundi 20 juillet 2026

Culture : Mohamed Koket Camara raconte son parcours dans une autobiographie inspirante

Entre récit intime et devoir de mémoire, le Guinéen Mohamed Koket Camara signe une entrée remarquée dans le paysage littéraire francophone avec Une enfance sous l’ombre tutélaire de l’excellence. À travers cette autobiographie, l’auteur revisite son parcours, interroge la transmission des valeurs et rend hommage à l’héritage familial qui a façonné son identité. Un premier ouvrage qui dépasse le simple témoignage pour porter une réflexion sur l’éducation, la résilience et la quête d’excellence. 
Le monde des lettres s’apprête à accueillir un nouvel auteur dont la plume s’inscrit à la croisée de la mémoire individuelle et du récit universel. Avec Une enfance sous l’ombre tutélaire de l’excellence, dont la parution est annoncée pour le 1er septembre 2026 aux Éditions de l’Onde, Mohamed Koket Camara livre une œuvre profondément personnelle, nourrie par les souvenirs, les valeurs et les enseignements hérités de son environnement familial. 

Dans ce premier livre, l’écrivain guinéen retrace les étapes fondatrices de son existence, depuis son enfance jusqu’aux expériences qui ont contribué à forger sa personnalité. Mais l’ouvrage ne se limite pas à la narration d’un parcours. Il se présente comme une réflexion sur le rôle déterminant de la famille dans la construction de l’individu, sur la force de l’éducation comme levier d’émancipation et sur la responsabilité de transmettre aux générations futures un patrimoine moral et culturel. 

Porté par une écriture empreinte de sincérité, le récit met en lumière les principes qui ont guidé l’auteur : le respect, le sens de l’effort, la discipline, la solidarité et la persévérance. Autant de valeurs qui constituent le fil conducteur d’un ouvrage où l’expérience personnelle rejoint des questionnements universels sur l’identité, l’héritage et la réussite. 

Pour accompagner cette sortie littéraire, Mohamed Koket Camara ira à la rencontre de ses lecteurs le 5 septembre 2026 lors d’une cérémonie de dédicace organisée au Pôle Molière des Mureaux, dans les Yvelines. Prévu avec l’appui de la municipalité, cet événement offrira un cadre d’échange autour des enjeux de la mémoire, de la transmission et du rôle de la littérature dans la préservation des histoires familiales. À travers cette publication, l’auteur rejoint une génération d’écrivains africains qui font du vécu personnel un matériau de réflexion collective. 

Son premier ouvrage apparaît ainsi comme une invitation à revisiter les racines qui nous construisent et les valeurs que nous choisissons de transmettre. Avec Une enfance sous l’ombre tutélaire de l’excellence, Mohamed Koket Camara ne raconte pas seulement son histoire ; il ouvre un dialogue sur ce qui fonde les trajectoires humaines et sur la place essentielle de la mémoire dans la construction de l’avenir. 

Alseny Camara

samedi 18 juillet 2026

Élue vice-présidente du Forum des Décideurs Africains : Bintou Camara veut transformer les idées africaines en actions concrètes

Nouvellement élue Vice-présidente du Forum des Décideurs Africains, la magistrate financière guinéenne Bintou Camara entend faire de cette responsabilité un levier pour promouvoir la bonne gouvernance, l’innovation et la valorisation du capital humain africain. Entre leadership féminin, jeunesse, transformation institutionnelle et rayonnement de la Guinée, elle défend une vision d’une Afrique capable de convertir ses connaissances et ses talents en véritables moteurs de développement durable.
Élue Vice-présidente du Forum des Décideurs Africains, Bintou Camara ambitionne d’inscrire son mandat dans une dynamique de transformation et d’impact. Magistrate financière et Conseillère maître à la Cour des comptes de Guinée, elle considère cette nouvelle responsabilité non comme une distinction personnelle, mais comme une mission au service d’une Afrique plus forte, mieux gouvernée et davantage tournée vers l’innovation. Dans un entretien, elle revient sur les enjeux de son engagement au sein de cette plateforme panafricaine qui ambitionne de rapprocher décideurs publics, chercheurs, entrepreneurs et experts afin de faire émerger des solutions adaptées aux défis du continent. 

Pour elle, l’avenir de l’Afrique dépend avant tout de la qualité de ses institutions, de son capital humain et de sa capacité à transformer les connaissances en politiques efficaces. « Le développement durable de nos États repose moins sur l’abondance de leurs ressources que sur la qualité de leurs institutions, de leur gouvernance et de leur capital humain », soutient-elle. Au sein du Forum des Décideurs Africains, Bintou Camara souhaite contribuer à la création d’un véritable espace d’intelligence collective capable de produire des analyses, des recommandations stratégiques et des outils utiles aux dirigeants africains.

Parmi ses priorités figurent notamment la mise en place d’une bibliothèque numérique dédiée aux travaux scientifiques africains, un laboratoire d’innovation en gouvernance et des initiatives destinées à rapprocher la recherche, les institutions et le secteur privé. Cette responsabilité représente également, selon elle, une opportunité de renforcer la visibilité de l’expertise guinéenne sur la scène continentale. Elle estime que la Guinée dispose de nombreuses compétences capables de contribuer aux grands débats africains et que chaque réussite individuelle doit servir à renforcer l’influence collective du pays.

La jeunesse africaine occupe une place centrale dans sa vision. Bintou Camara plaide pour la création de passerelles entre universités, centres de recherche, entreprises et institutions afin de permettre aux jeunes talents de transformer leurs compétences en opportunités concrètes. Elle insiste également sur l’importance du leadership féminin, qu’elle considère comme un facteur de performance et non comme une simple question de représentation. 

Selon elle, l’Afrique ne peut réussir sa transformation en se privant de la moitié de ses talents. À travers son mandat, la nouvelle Vice-présidente du Forum des Décideurs Africains veut contribuer à bâtir une nouvelle génération de décideurs africains capables d’allier expertise, intégrité et vision stratégique. Son ambition : faire du Forum une plateforme où les connaissances deviennent des décisions et où les décisions produisent des résultats visibles pour les populations. 

Rédaction

mardi 23 juin 2026

Hamdallaye : le frère d’Alpha Mamadou Barry du FNDC aurait été enlevé par des éléments de la gendarmerie

Après plusieurs cas d’interpellations et de disparitions dénoncés par des proches d’acteurs politiques et de la société civile, la famille d’Alpha Mamadou Barry, membre du FNDC et ancien communicant de l’UFDG, affirme avoir été la cible d’une intervention musclée à son domicile à Hamdallaye. Selon les témoignages recueillis, son frère Amadou Barry aurait été embarqué par des agents de la gendarmerie vers une destination inconnue. Cette affaire intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions entre les autorités de la transition et plusieurs figures critiques du pouvoir.
Le phénomène des interpellations visant des proches d’acteurs de la société civile et politique continue d’alimenter les inquiétudes en Guinée. Après les cas rapportés concernant le père du journaliste Babila Keita, les enfants du chanteur engagé Eli Kamano, le jeune Mabori Barry de l’UFDG ou encore d’autres personnalités publiques, une nouvelle affaire vient s’ajouter à cette liste. Cette fois, c’est la famille d’Alpha Mamadou Barry, membre du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), chargé de la sensibilisation et ancien membre de la cellule de communication de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qui affirme avoir été visée par une intervention des forces de sécurité. 

Selon les informations recueillies, des éléments de la gendarmerie nationale se seraient rendus dans la nuit du lundi 22 juin 2026 au domicile de la famille Barry, situé au quartier Hamdallaye, dans la commune de Ratoma. Au cours de cette opération, le jeune Amadou Barry, frère d’Alpha Mamadou Barry, aurait été interpellé et conduit vers une destination inconnue. Pour l’heure, les raisons exactes de cette intervention restent inconnues. La famille affirme ne disposer d’aucune information officielle sur le lieu où se trouverait le jeune homme. 

Les tensions entre cette famille et les autorités actuelles remontent à 2022, quelques mois après l’arrivée au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), à la suite du coup d’État du 5 septembre 2021. Dans le cadre d’une initiative visant à réhabiliter la mémoire des figures historiques de la Guinée, la famille de Barry Diawadou, ancien député à l’Assemblée française, ambassadeur de Guinée en Égypte et premier ministre de l’Éducation de la Guinée indépendante, avait été invitée à une rencontre avec le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya. 

Cette invitation, transmise par le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat de l’époque, également porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, avait cependant été déclinée par la famille Barry, qui y voyait une tentative de récupération politique. À cette période, Ousmane Gaoual Diallo, ancien coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG, avait quitté cette formation politique pour rejoindre les autorités de la transition. Un départ qui avait provoqué de nombreuses réactions dans les rangs du parti dirigé par Cellou Dalein Diallo. 

La situation s’était davantage tendue après la démolition du domicile du président de l’UFDG à Dixinn, remplacé par une école baptisée au nom de Barry Diawadou en octobre 2022. Une décision contestée par la famille, qui estimait ne pas avoir donné son accord à cette initiative. Face à cette situation, Alpha Mamadou Barry, alors très critique envers la junte notamment après les enlèvements dénoncés de Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, avait publié un communiqué dans lequel il dénonçait cette démarche et déclarait la famille Barry Diawadou non associée à cette initiative. 

Ce communiqué avait suscité une vive polémique dans le pays. Des journalistes, dont Ismaël et Moussa Camara, avaient notamment été sanctionnés par la Haute Autorité de la Communication (HAC) après avoir commenté ce texte dans leur émission « Il faut qu’on en parle », au cours de laquelle ils avaient critiqué l’attitude du gouvernement. Cette sortie d’Alpha Mamadou Barry aurait été perçue par certains responsables comme une attaque directe contre les autorités, notamment contre Ousmane Gaoual Diallo, considéré par la famille comme l’un des acteurs majeurs de cette affaire. 

Selon les proches, les pressions se seraient intensifiées à partir de novembre 2022. Amadou Barry aurait notamment vu son admission avec la mention « excellent » au concours d’accès à la fonction publique annulée, une décision que sa famille considère comme liée à ses opinions politiques. Dans le même temps, le dossier de leur ancienne résidence située au quartier Minière, présentée par les autorités comme un domaine appartenant à l’État, aurait également alimenté les tensions. 

Face aux menaces qu’ils disent avoir reçues, deux frères d’Alpha Mamadou Barry auraient quitté la Guinée en décembre 2022 pour se réfugier au Liberia. Peu après leur départ, leur cousin ibrahima aurait été arrêté et détenu pendant 5 mois lors d’une manifestation organisée à Hamdallaye autour de la question du manque d’électricité. Intervenant sur la situation, le professeur Boubacar, enseignant-chercheur à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry et oncle des jeunes concernés, a condamné ce qu’il qualifie d’enlèvement de son neveu. 

Il a également mis en cause la responsabilité des autorités, notamment le ministre Ousmane Gaoual Diallo et le commandant de la gendarmerie régionale de Conakry, le général de brigade Aguibou Tall, qu’il accuse d’avoir été à l’origine des menaces ayant poussé ses neveux à quitter le pays. Alors que la famille Barry réclame des explications sur le sort d’Amadou Barry, cette nouvelle affaire relance le débat sur les interpellations controversées dénoncées depuis plusieurs mois par des proches d’opposants et d’acteurs de la société. 

Alhassane Camara

Arrestation d’Amadou Barry : Oumar Keita livre son témoignage exclusif sur une intervention controversée

Dans cette interview accordée à L'INDEXEUR, Oumar Keita livre un témoignage détaillé sur ce qu'il présente comme une descente musclée d'éléments de la gendarmerie au domicile de la famille Barry. Menaces, violences présumées, fouille de domicile, saisie d'un ordinateur et disparition du jeune Amadou après son interpellation : ce proche de la famille dénonce une opération menée sans explication sur le lieu de détention du concerné. Un récit qui soulève de nombreuses interrogations sur le respect des droits des personnes interpellées et relance le débat sur les accusations d'enlèvements dénoncées par plusieurs familles et organisations de défense des droits humains en Guinée.
L’Indexeur : Bonjour Monsieur. Vous étiez présent hier lors de la descente des éléments de la gendarmerie au domicile de la famille Barry. Pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est passé ? 
Oumar Keita : Bonjour. Oui. C’était hier lundi 22 juin 2026. Nous étions assis devant la cour en attendant le match de la France contre l’Irak. Aux environs de 20 h 45, nous avons vu deux véhicules de la gendarmerie nationale arriver vers nous. Dès qu’ils sont arrivés à notre niveau, cinq agents qui se trouvaient dans le premier véhicule sont descendus. Ils nous ont salués et j’ai répondu en premier parce que c’est moi qui leur faisais face. Ensuite, l’un d’eux a demandé : « Où est Alpha ? ».

J’ai répondu : « Quel Alpha ? ». Il a précisé : « Alpha Mamadou Barry, le membre du FNDC ». Ils avaient même une photo de lui qu’ils m’ont montrée. J’ai répondu qu’il n’était pas là. L’agent m’a alors dit : « Si vous ne dites pas où il est, nous allons vous arrêter tous. » J’ai répondu que j’étais formel : il n’était pas là. L’Alpha Mamadou Barry que je connais dans cette famille est en France. Après, il m’a demandé : « Et celui qui est revenu ? ». Dès qu’il a dit cela, j’ai compris qu’ils étaient informés du retour de l’un des frères de la famille, mais qu’ils pensaient qu’il s’agissait d’Alpha. Au moment où ils arrivaient, Amadou était dans la cour en train de manger avec Aïssatou, la copine d’Alpha. 

Entre-temps, il y a eu un bruit dans la cour. J’ai compris qu’Amadou les avait entendus dehors et qu’il cherchait à fuir, parce qu’il y a une petite porte à l’arrière de la concession. Dès qu’ils ont entendu ce bruit, l’un des agents a donné un coup de pied au portail, qui s’est ouvert parce qu’il n’était pas bien fermé. Ils sont tous entrés brusquement dans la cour. Dès qu’ils ont vu Amadou, l’un des gendarmes lui a donné une gifle. Il est tombé et ils l’ont immédiatement menotté. 

C’est à ce moment qu’Aïssatou a crié. Un gendarme l’a tirée par les cheveux et l’a jetée au sol. Elle est tombée sur son bras, qui s’est entorsé. Après, ils ont commencé à l’interroger : « Alpha, c’est lui qui avait humilié le gouvernement à travers des communiqués, non ? Celui qui attaque les autorités dans les médias ? Celui qui lutte pour la démocratie avec le FNDC ? Alors nous allons leur montrer à tous que la démocratie n’est pas pour la Guinée. Ici, c’est le CNRD, avec à sa tête le général Mamadi Doumbouya, qui règne. » Pendant tout ce temps, Amadou ne répondait pas. Ensuite, un agent a ordonné de fouiller la maison. J’ai vu deux gendarmes entrer. Lorsqu’ils sont ressortis, ils avaient pris l’ordinateur d’Amadou.

Quand j’ai vu la manière dont ils le brutalisaient, j’ai voulu filmer la scène. Mais les autres gendarmes restés à la porte étaient armés de PMAK. J’ai donc eu peur. Ils ont ensuite laissé Aïssatou sur place, embarqué Amadou et sont partis avec lui. Je dois aussi préciser qu’il y a quelques jours, nous voyions régulièrement deux hommes inconnus faire des allers-retours dans le quartier. 

Ce n’est qu’après ce qui s’est passé que nous avons pensé qu’il pouvait s’agir d’éléments de la gendarmerie habillés en civil et en filature. Voilà ce qui s’est passé. 
 
Nous avons appris que leur mère serait malade et hospitalisée dans une clinique. Est-elle au courant de ce qui s’est passé ? 
Non, elle n’est pas au courant. Compte tenu de son état de santé, nous avons décidé de ne pas l’informer afin de ne pas aggraver sa situation. Normalement, elle devait être évacuée en Tunisie ce jeudi. C’est d’ailleurs pour l’accompagner qu’Amadou était revenu du Libéria. Et voilà ce qu’on lui a fait. 

Savez-vous où Amadou a été conduit ? 
Non. Nous n’avons aucune information concernant son lieu de détention, comme c’est malheureusement le cas pour plusieurs autres familles dont les proches auraient également été enlevés.

Avez-vous entrepris des démarches pour savoir où il serait détenu ? 
Honnêtement, nous ne savons pas où aller ni à qui nous adresser. Cependant, l’avocat de la famille a été informé immédiatement après l’enlèvement du jeune homme. D’ailleurs, il a publié un communiqué sur la situation, que nous avons tous vu cet après-midi sur Guinée Média. 

Avez-vous quelque chose à ajouter concernant cette situation ? 
Oui. Je voudrais simplement dire que ces enlèvements, que nous attribuons à la junte au pouvoir, deviennent de plus en plus inquiétants. Aujourd’hui, ce sont même les familles des opposants et des activistes de la société civile qui sont visées. Combien de personnes ont déjà été enlevées à cause des opinions de leurs proches ? En Guinée aujourd’hui, beaucoup de personnes n’osent plus s’exprimer. 

Dès que vous dites quelque chose qui va à l’encontre des positions de ces militaires, vous risquez, selon nous, d’être enlevé, torturé, voire tué. Après avoir pris le pouvoir par les armes et organisé ce que nous considérons comme une mascarade électorale destinée à légitimer leur coup d’État, pourquoi continuer à enlever des gens ? Ce qui est également déplorable, c’est que ces autorités donnent l’image d’un État de droit à la communauté internationale afin de bénéficier de certains avantages, alors que nous, qui vivons ici, voyons une tout autre réalité dans leurs rapports avec la population. Vraiment, c’est regrettable. Merci à vous. 

Merci d’avoir répondu à nos questions. 

Rédaction

dimanche 14 juin 2026

Port Autonome de Conakry : place nette pour un environnement plus sûr et mieux organisé

Dans une dynamique de modernisation, de sécurisation et d’assainissement des infrastructures portuaires, la Direction Générale du Port Autonome de Conakry (PAC) a lancé le samedi 13 juin 2026 une vaste opération de déguerpissement et de nettoyage au sein de l’enceinte portuaire. Placée sous l’impulsion du Directeur Général Aly Koita et de son Adjointe Sia Kanio Tolno, cette initiative d’envergure vise à restaurer l’ordre, améliorer les conditions de travail des usagers et renforcer les normes de sécurité dans l’un des principaux poumons économiques de la Guinée. 
Le Port Autonome de Conakry (PAC) poursuit sa politique de réorganisation et de modernisation de ses installations. Le samedi 13 juin 2026, une importante opération de déguerpissement et d’assainissement a été menée dans l’enceinte portuaire, mobilisant l’ensemble des acteurs concernés autour d’un objectif commun : faire du port un espace plus propre, plus sûr et mieux structuré. 

L’opération s’est déroulée sous la conduite du Directeur général du PAC, Aly Koita, avec l’appui de la Directrice générale adjointe, Sia Kanio Tolno. Elle a rassemblé les cadres de l’institution, les représentants syndicaux, les services de sécurité et de sûreté portuaire, ainsi que les mareyeuses, acteurs incontournables de la vie économique du port. Point fort de cette journée, la remise officielle de 500 gilets d’équipements de protection individuelle (ÉPI) et de plusieurs kits de nettoyage. 

Cette dotation, offerte par la Direction générale adjointe, traduit la volonté des responsables du PAC de placer la sécurité et le bien-être des travailleurs au cœur de leurs priorités. Les équipements distribués permettront non seulement de réduire les risques liés aux activités portuaires, mais également d’encourager une culture durable de l’assainissement et de la prévention. Dans la foulée, les équipes déployées ont procédé au déguerpissement des occupations considérées comme irrégulières ou incompatibles avec les exigences de sécurité et de fluidité des opérations portuaires. 
Plusieurs espaces ont ainsi été libérés avant de faire l’objet d’un vaste nettoyage destiné à améliorer l’environnement de travail et l’image de la plateforme portuaire. Selon les responsables du PAC, cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer la discipline, l’organisation et l’attractivité du port de Conakry. 

Elle répond également aux exigences croissantes en matière de sécurité, de gestion des espaces et de préservation de l’environnement dans les zones portuaires modernes. Tout au long de la journée, les différentes parties prenantes ont affiché un esprit de collaboration et de responsabilité, témoignant d’une volonté partagée de contribuer à la transformation du Port Autonome de Conakry. 

À travers cette action, la Direction générale entend envoyer un signal fort sur sa détermination à faire du port un cadre de travail exemplaire, capable de répondre efficacement aux défis du développement économique et logistique de la Guinée. 

Alseny Camara

samedi 6 juin 2026

Environnement : AGL mise sur la transition écologique en Guinée

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, la Guinée a franchi une étape symbolique dans la promotion du développement durable avec l’organisation de la première édition de la Foire de la transition écologique de Guinée (FOTEG). Réunissant institutions publiques, entreprises, organisations de la société civile, entrepreneurs verts et citoyens engagés, cette initiative inédite a placé les enjeux environnementaux au cœur du débat national. 
Soutenue par plusieurs partenaires, dont Africa Global Logistics (AGL Guinée), la FOTEG ambitionne de devenir un rendez-vous majeur pour encourager l’innovation écologique, promouvoir l’économie verte et sensibiliser les populations à la nécessité d’agir face aux défis climatiques et environnementaux qui menacent l’avenir du pays. C’est dans l’enceinte de la Bluezone de Kaloum que s’est tenue, le vendredi 5 juin 2026, la toute première édition de la Foire de la transition écologique de Guinée.

Organisée par le Comité Vert Guinée en partenariat avec la Coopérative d’action citoyenne, cette rencontre a réuni une diversité d’acteurs engagés autour d’un objectif commun : accélérer la transition écologique et renforcer la culture environnementale en Guinée. L’événement a servi de cadre de réflexion, de sensibilisation et de partage d’expériences entre les différents acteurs impliqués dans la protection de l’environnement. 

Expositions, échanges, présentations d’initiatives innovantes et discussions autour des solutions durables ont rythmé cette journée consacrée à l’avenir écologique du pays. Dans son allocution d’ouverture, la coordinatrice générale de la FOTEG, Lady Green, a souligné le caractère historique de cette première édition. Elle a rappelé que l’initiative est née d’un constat simple mais préoccupant : malgré les nombreuses actions menées en faveur de l’environnement à travers le pays, beaucoup d’initiatives restent insuffisamment connues et valorisées. 

Selon elle, des entrepreneurs développent des solutions innovantes, des associations mènent des campagnes de sensibilisation, des jeunes imaginent des réponses aux défis environnementaux et des citoyens s’investissent quotidiennement dans leurs communautés. Pourtant, ces efforts peinent souvent à obtenir la visibilité nécessaire pour inspirer d’autres acteurs et générer un impact à plus grande échelle. La FOTEG se veut ainsi une vitrine nationale destinée à mettre en lumière ces initiatives, à favoriser les synergies entre les acteurs et à créer un véritable écosystème de la transition écologique en Guinée. 

Au-delà de la sensibilisation, les organisateurs souhaitent démontrer que les défis environnementaux peuvent également devenir des moteurs de développement économique. Face à des problématiques persistantes telles que l’insalubrité urbaine, la pollution plastique, la mauvaise gestion des déchets, la déforestation ou encore les effets du changement climatique, la coordinatrice de l’événement a invité les participants à adopter une approche tournée vers l’innovation. Pour elle, chaque difficulté peut devenir une opportunité de créer de nouveaux emplois, de développer des entreprises vertes, de promouvoir l’économie circulaire et d’améliorer durablement le cadre de vie des populations. 

Cette vision s’inscrit dans une dynamique mondiale où la transition écologique est désormais considérée comme un levier majeur de croissance économique, d’innovation et de création de richesses. L’un des messages forts de cette première édition a été l’appel lancé à la responsabilité individuelle et collective. Lady Green a exhorté les visiteurs à dépasser le simple rôle de spectateurs pour devenir des acteurs du changement. Elle a insisté sur l’importance des gestes quotidiens, de l’éducation environnementale et de l’implication communautaire dans la construction d’une société plus respectueuse de son environnement. Pour les organisateurs, la réussite de la transition écologique ne dépend pas uniquement des pouvoirs publics ou des entreprises. Elle repose également sur la capacité des citoyens à adopter des comportements responsables et à contribuer activement à la préservation des ressources naturelles.

Parmi les partenaires ayant soutenu cette première édition figure Africa Global Logistics (AGL Guinée), qui a profité de l’événement pour réaffirmer son engagement en faveur du développement durable. Prenant la parole au nom de l’entreprise, Mariam Chérif Haïdara a rappelé que la responsabilité sociétale et environnementale constitue l’un des piliers de la stratégie d’AGL en Guinée. Elle a souligné que la croissance économique ne peut être durable sans une prise en compte effective des enjeux environnementaux et sociaux. C’est dans cette logique que l’entreprise multiplie les initiatives de sensibilisation et d’accompagnement des communautés locales. 

Parmi les actions récemment engagées figure notamment un programme d’éducation environnementale destiné aux établissements scolaires de Kaloum. Ce projet vise à sensibiliser les élèves aux bonnes pratiques écologiques et à renforcer leur compréhension des enjeux liés à la protection de l’environnement. Selon les responsables d’AGL, investir dans l’éducation des jeunes générations constitue l’un des moyens les plus efficaces pour construire une société plus respectueuse de son cadre de vie. Les représentants des institutions publiques, des partenaires techniques ainsi que du département en charge de l’Environnement et du Développement durable ont unanimement salué l’initiative. Tous ont mis en avant l’importance de créer des espaces de dialogue permettant de rapprocher les acteurs publics, le secteur privé et la société civile autour des enjeux environnementaux. 

Ils ont également exprimé leur volonté d’accompagner la FOTEG dans son développement afin d’en faire une plateforme nationale de référence pour la promotion de la transition écologique. Au terme de cette première édition, les organisateurs affichent une ambition claire : faire de la FOTEG un rendez-vous annuel incontournable capable de fédérer les énergies et d’encourager l’émergence d’une véritable conscience écologique collective. Plus qu’une simple foire, la FOTEG apparaît comme le point de départ d’un mouvement citoyen visant à inscrire durablement les questions environnementales au cœur des politiques publiques, des stratégies d’entreprise et des comportements individuels. 

Dans un contexte marqué par les effets grandissants du changement climatique et la pression croissante sur les ressources naturelles, cette initiative ouvre une nouvelle page pour l’engagement écologique en Guinée. Une page qui pourrait contribuer à bâtir un pays plus propre, plus résilient, plus innovant et davantage tourné vers un développement durable au bénéfice des générations présentes et futures. 

Alseny Camara

vendredi 24 avril 2026

Journée internationale des jeunes filles : le ministre Mourana Soumah propulse les jeunes filles vers le futur numérique

À l’occasion de la Journée internationale des jeunes filles dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), la Guinée a réaffirmé son ambition de bâtir une société numérique inclusive, où les jeunes filles occupent une place centrale. Sous l’impulsion du ministre Mourana Soumah, cette célébration a mis en lumière une vision stratégique forte : faire des Guinéennes de demain des actrices incontournables de l’innovation technologique et de la transformation digitale du pays. 
La Guinée a célébré, ce vendredi 24 avril 2026, la Journée internationale des jeunes filles dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), à la Cité des sciences et de l’innovation de Taouyah. Cette cérémonie d’envergure, présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer la participation féminine dans les secteurs scientifiques et technologiques. 

Placée sous le thème évocateur « Ton talent peut changer le futur », cette journée a servi de tribune pour sensibiliser, inspirer et mobiliser les jeunes filles autour des opportunités qu’offrent les métiers du numérique, notamment dans des domaines de pointe tels que l’intelligence artificielle, la programmation et l’entrepreneuriat digital. Dans son allocution, le ministre Mourana Soumah a porté un message fort, à la fois mobilisateur et visionnaire. 

Il a rappelé que cette initiative s’aligne pleinement avec la vision du Président de la République, le Général Mamady Doumbouya, notamment à travers le programme structurant Simandou 2040. Ce vaste projet ambitionne non seulement de moderniser les infrastructures économiques du pays, mais aussi de réduire significativement la fracture numérique et de promouvoir une inclusion équitable, en particulier celle des jeunes filles. 

S’appuyant sur des données préoccupantes, Mourana Soumah a souligné que moins de 30 % des étudiants inscrits dans les filières scientifiques en Afrique sont des femmes, tandis qu’à l’échelle mondiale, elles ne représentent qu’environ 20 % des professionnels de l’intelligence artificielle. Face à ce constat, il a lancé un appel à l’audace et à la détermination : « La technologie n’est pas un domaine fermé. Elle appartient à celles qui osent apprendre, créer et innover ». 

Au-delà du discours, cette journée s’est voulue résolument pragmatique. Des panels, des démonstrations technologiques et des échanges interactifs ont permis aux jeunes participantes de découvrir concrètement les métiers du numérique, d’interagir avec des modèles féminins inspirants et de mieux envisager leur avenir dans ces filières. Le représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Antoni Boama, a pour sa part insistée sur les enjeux économiques liés à l’inclusion des femmes dans le numérique. 

Selon lui, l’exclusion des femmes constitue un manque à gagner considérable pour les économies africaines, freinant ainsi leur potentiel de croissance et d’innovation. De son côté, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Djaka Sidibé, a réaffirmé l’engagement des autorités à lever les obstacles structurels qui freinent l’accès et le maintien des jeunes filles dans les filières STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques). Elle a appelé à une synergie d’actions entre les familles, les institutions éducatives, les partenaires techniques et financiers, afin de créer un environnement propice à l’épanouissement des talents féminins. 

La cérémonie a rassemblé un large éventail d’acteurs : responsables gouvernementaux, partenaires internationaux, organisations de la société civile, enseignants et élèves venus de différents établissements scolaires. Tous ont salué une initiative porteuse d’espoir, qui contribue à repositionner la jeune fille guinéenne au cœur des enjeux de développement. 

À travers cette célébration, la Guinée envoie un signal fort : celui d’un pays résolument tourné vers l’avenir, où l’égalité des chances et l’innovation vont de pair. Sous le leadership affirmé de Mourana Soumah, les jeunes filles sont désormais appelées à devenir les pionnières d’une révolution numérique inclusive et durable. 

Mohamed Naby Sylla

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