Le Journal L'INDEXEUR

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mercredi 21 janvier 2026

Développement local à Pita : Elhadj Alhassane Touré Diallo, un fils de la diaspora change le visage de Sangaréyah et Massi

De l’exil à l’engagement patriotique, Elhadj Alhassane Touré Diallo incarne une diaspora guinéenne résolument tournée vers l’action et le développement local. Entrepreneur établi au Portugal, il a choisi de réinvestir le fruit de son labeur au service de ses villages natals de Sangaréyah et Massi, dans la préfecture de Pita. À travers la réalisation d’infrastructures de base majeures, il redonne espoir aux populations rurales et pose les fondations d’un développement durable, inclusif et porté par les fils du terroir.
Animé par un profond attachement à sa terre natale, Elhadj Alhassane Touré Diallo s’est illustré par une série d’initiatives structurantes qui transforment durablement le quotidien des populations de Sangaréyah et Massi, au cœur du Fouta-Djalon. Lors d’un point de presse tenu ce mercredi 21 janvier 2026 à Tobölon 2, dans la commune urbaine de Kagbélen, l’opérateur économique a présenté le bilan détaillé de ses réalisations, unanimement saluées pour leur ampleur et leur impact social. 

Sur fonds propres, l’entrepreneur a financé et inauguré une grande mosquée moderne, 35 bâtiments d’habitation, 20 toilettes publiques, deux forages d’eau potable, ainsi que plusieurs infrastructures administratives essentielles, notamment les blocs de la sous-préfecture, de la mairie, de la gendarmerie et du commissariat. Des ouvrages qui contribuent à améliorer à la fois les conditions de vie, l’accès aux services publics, la sécurité et la gouvernance locale. 

Prenant la parole, son chef de protocole, M. Étienne Ouendeno, a tenu à mettre en lumière la portée citoyenne de cet engagement : « Elhadj Alhassane Touré Diallo a refusé de rester simple observateur en Europe. Il a fait le choix courageux de répondre concrètement aux besoins de sa communauté. Ce qu’il a réalisé relève souvent des prérogatives de l’État, mais il l’a fait par amour pour son pays et avec la participation active des populations locales. »
L’impact sanitaire et social de ces projets est également considérable. La construction de toilettes publiques répond à un déficit chronique d’assainissement en milieu rural, tandis que les forages réalisés permettent désormais à plusieurs ménages d’accéder à l’eau potable. Autant d’actions qui renforcent la dignité des populations et améliorent la santé communautaire. 

Après ses réalisations à l’intérieur du pays, Elhadj Alhassane Touré Diallo étend désormais son engagement à Conakry. À Tobölon, il mène actuellement la construction d’un vaste complexe scolaire de sept niveaux, d’un restaurant de cinq étages et de deux immeubles d’habitation. Des investissements qui traduisent sa volonté affirmée de rentrer définitivement en Guinée et de contribuer activement au développement urbain et éducatif du pays. 

Revenant sur son parcours personnel, l’entrepreneur a rappelé un itinéraire marqué par l’exil, la résilience et le travail. Né à Barkhéry, il quitte la Guinée à l’âge de 14 ans, traverse la Sierra Leone en pleine période de rébellion avant de rejoindre l’Europe en 1992.
Après plusieurs années passées entre la Belgique, l’Allemagne, la France et l’Espagne, il se stabilise au Portugal, où il acquiert des compétences professionnelles qui seront à la base de sa réussite. « Dieu nous impose des devoirs envers la famille, les voisins et la religion. Quand j’ai eu les moyens, j’ai commencé par la mosquée, puis par l’éducation et le logement. On ne peut pas vivre dans le confort et laisser les siens dans la précarité », a-t-il confié avec émotion. 

En conclusion, Elhadj Alhassane Touré Diallo a lancé un appel fort et sans détour à ses compatriotes de la diaspora : revenir investir en Guinée et participer activement à la lutte contre la pauvreté. « Rien n’est plus beau que d’être chez soi. L’argent gagné à l’étranger doit servir à construire la Guinée et à offrir une meilleure éducation à nos enfants », a-t-il déclaré. 

La conférence de presse s’est achevée par une visite du chantier de l’école Flamba neuf à Tobölon 2, symbole éloquent de l’engagement durable d’un homme dont l’action illustre, avec force, le rôle déterminant que peut jouer la diaspora dans le développement national. 

Sana Sylla

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