Le Journal L'INDEXEUR

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jeudi 23 avril 2015

POLITIQUE

Refus de l’opposition d’adresser  une lettre d’information  pour la marche : La réplique ‘’cinglante’’ des forces

L’opposition républicaine a  battu le  pavé le lundi 13 avril pour, dit-e
lle, dénoncer le phénomène de l’insécurité dans le pays. Pour ce faire, les opposants ont agi  sans adresser la moindre lettre d’information aux autorités locales. Au motif que celles-ci sont, arguent-ils, ‘’illégales’’ et ‘’illégitimes’’.

Face aux risques évidents de débordement, le Porte-parole du gouvernement a, dans une déclaration, qualifié cette attitude de l’opposition républicaine de ‘’grave’’ et loin de toute démarche ‘’républicaine’’.
Car, prévient le ministre Damantang Albert Camara, en refusant  d’observer les règlements en la matière, ‘’les organisateurs se privent et privent les forces de sécurité de la possibilité de faire la différence entre manifestants,  badauds, loubards, casseurs, citoyens, riverains et autres’’. C’est de mettre ‘’délibérément en danger’’ les manifestants et les citoyens, remarque-t-il.
Informer les autorités communales d'une manifestation, explique le Porte-parole du gouvernement, ce n'est pas une fantaisie ou une coquetterie. Ce n'est pas non plus, dit-il, un acte de reconnaissance.
Il s’agit avant tout, rappelle le ministre Damantang, d’un acte de précaution et de sécurisation de la manifestation. Seule cette démarche, qui permet de savoir l'itinéraire, la date, l'horaire de début et de fin, permet, soutient-il, aux autorités administratives et de la sécurité d'encadrer l'événement. Donc refuser de se soumettre à ces obligations constitutionnelles, c'est d’exposer ‘’intentionnellement mais cyniquement, à la fois les manifestants et les citoyens.
Par ailleurs, l’une des conséquences fâcheuses  et incommensurables de cette attitude de l’opposition, c’est le fait, souligne le ministre Porte-parole, qu’en cette période d’urgence sanitaire renforcée décrétée dans le pays pour éradiquer l’épidémie d’Ebola, les services hospitaliers, les ambulanciers, la Croix rouge ne peuvent pas prévoir, en cas d’urgence, un trajet alternatif pour les évacuations d'urgence ou la sécurisation d'un cas d'Ebola. C'est très grave comme attitude et c'est loin d'être républicain, a-t-il fustigé non sans remords.      
Le jour arrivée, la marche n’a pas eu lieu comme  sollicité mais l’accrochage entre militants de l’opposition et forces de l’ordre dans plusieurs quartiers de la banlieue de Conakry. Accrochage qui a causé  la mort d’un jeune  et blesser plusieurs jeunes. Dans chaque côté, la responsabilité d’utiliser les armes non conventionnelles pendant la manifestation et aller jusqu’à tuer un individu.
Mais ce qui reste clair,  il y a eu trois morts et plusieurs blessés entre lundi, 13 et mardi, 14 avril 2015 lors de la manifestation de l’opposition contre l’insécurité.                                                    
La rédaction

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