Le Parlement Africain de la Société Civile, plaide pour l’établissement d’un partenariat entre tous les acteurs.
Le représentant Résident pays du Parlement Africain de la Société
Civile en Guinée M. Yves Magloire, a animé une conférence de presse le Jeudi 28
Mai 2015 à Conakry, au cours de laquelle, il a souligné l’objectif du Parlement
Africain de la Société Civile en Guinée.
Selon le représentant du Parlement Africain de la Société Civile
en Guinée M. Yves Magloire, l’objectif du Parlement Africain de la Société
Civile en Guinée est entre autres: Promouvoir les droits de
l’homme, la démocratie et la bonne gouvernance ; Contribuer auprès des
institutions de la République à la promotion de la cohésion socio-économique,
de l’éducation, de la santé et des différents programmes de développement
durables ; Œuvrer à consolider la paix sociale et toutes ses valeurs par
la sensibilisation, le dialogue et la concertation tout en s’impliquant dans
les programmes de lutte contre toutes formes d’injustices sociales ;
Accompagner l’Etat dans sa quête permanente du bien-être de l’ensemble de sa
population et participer aux actions devant permettre le rayonnement de l’image
de la Guinée sur l’échiquier international et Faire obtenir à la société
civile nationale, de façon permanente, un espace de liberté d’expression tout
en l’assistant pour le financement de projets de développement
communautaire.
Dans son discours de
circonstance, M. Yves Magloire, a rappelé que l’année 2005, a été l’année de
l’Afrique au regard de nombreux accords paraphés, notamment celui de la paix au
Soudan, ou de L’Ethiopie – Erythrée, voire entre le Nigeria et le Cameroun avec
leurs différends frontaliers. Nous n’oublierons pas la relative accalmie et
l’après-Mandela avec Thabo M’beki ou Jacob Zuma. Alors que les bons ‘’élèves’’
dans les années 1980 avaient pour noms, la côte d’ivoire, le Liberia, le
Rwanda, l’opinion publique a été alors saisie par le découragement dès que l’on
parle de l’Afrique voire de ces pays précités. L’Afrique, aux yeux du monde
était responsable de ses propres malheurs. Pis, l’Afrique était aussi habitée
par le réflexe d’assistanat.
Par
ailleurs, il a indiqué qu’une Afrique souveraine ne peut être une Afrique
victime. « Pour nous, l’Afrique doit s’inspirer de ses succès. Et ils
existent. C’est le sens que nous donnons à la mise en place du Parlement
Africain de la société civile après 2005 ».déclare-t-il M. Yves.
« En
effet, le parlement Africain de la société civile est né de la volonté des
organisations nationales de la société civile de 17 pays africains réunis le 20
Novembre 2008 à Accra au Ghana et a pour objet d’aider les nations africaines à
la promotion de la démocratie, des droits de l’homme, de la bonne gouvernance
et à la lutte contre la pauvreté. Elle intervient également dans la résolution
des crises politico-sociales et siège pour des questions de la libre
circulation des personnes, des biens et des marchandises dans les Etats
AC » a-t-il ajouté.
En
outre, il a aussi rappelé que les représentants de l’administration, de la
classe politique et de la société civile, grâce à l’ONG IFES, avec l’appui de
l’USAID, ont initié, par endroits : Le forum des partis politiques, des
médias et de la société civile sur les questions de prévention des conflits, de
construction et de consolidation de la paix et de la démocratie en Afrique de
l’ouest (Juin 2005 à Cotonou), Forum national de la société civile, sur le
processus de démocratisation (10-12 mars 2006), Médiation sociale face aux
enjeux de développement, initiée par le conseil économique et social de Guinée
(31 mai au 1er juin 2006) et Séminaire sur les relations
civilo-militaires (26 au 30 juin 2006) et en 2008 à l’hôtel Rivieira. Tout ceci
pour vous rafraichir la mémoire sur l’importance de la société civile.
Il a
expliqué que dans le même cadre, au lieu de faire attendre les sociétés civiles
des pays africains de longues années encore, on devrait les aider à ‘’sauter’’
les étapes de balbutiement social. Ce qui les aiderait à développer des
stratégies sociales plus endogènes.
Au
finish, M. Yves Magloire, a indiqué que le parlement africain de la société
civile, plaide pour l’établissement d’un partenariat entre tous les acteurs
pour la mise en œuvre d’un cadre de concertation périodique entre les
organisations en la matière, afin que d’ici 2016, le bilan de la société civile
soit positif.
Alseny Camara

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