Le Journal L'INDEXEUR

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mardi 9 juin 2015

Droits de L’Homme en Guinée


Le Parlement Africain de la Société Civile, plaide pour l’établissement d’un partenariat entre tous les acteurs.

Le représentant Résident pays du Parlement Africain de la Société Civile en Guinée M. Yves Magloire, a animé une conférence de presse le Jeudi 28 Mai 2015 à Conakry, au cours de laquelle, il a souligné l’objectif du Parlement Africain de la Société Civile en Guinée.

Selon le représentant du Parlement Africain de la Société Civile en Guinée M. Yves Magloire, l’objectif du Parlement Africain de la Société Civile en Guinée est entre autres: Promouvoir les droits de l’homme, la démocratie et la bonne gouvernance ; Contribuer auprès des institutions de la République à la promotion de la cohésion socio-économique, de l’éducation, de la santé et des différents programmes de développement durables ; Œuvrer à consolider la paix sociale et toutes ses valeurs par la sensibilisation, le dialogue et la concertation tout en s’impliquant dans les programmes de lutte contre toutes formes d’injustices sociales ; Accompagner l’Etat dans sa quête permanente du bien-être de l’ensemble de sa population et participer aux actions devant permettre le rayonnement de l’image de la Guinée sur l’échiquier international et Faire obtenir à la société civile nationale, de façon permanente, un espace de liberté d’expression tout en l’assistant pour le financement de projets de développement communautaire.   

Dans son discours de circonstance, M. Yves Magloire, a rappelé que l’année 2005, a été l’année de l’Afrique au regard de nombreux accords paraphés, notamment celui de la paix au Soudan, ou de L’Ethiopie – Erythrée, voire entre le Nigeria et le Cameroun avec leurs différends frontaliers. Nous n’oublierons pas la relative accalmie et l’après-Mandela avec Thabo M’beki ou Jacob Zuma. Alors que les bons ‘’élèves’’ dans les années 1980 avaient pour noms, la côte d’ivoire, le Liberia, le Rwanda, l’opinion publique a été alors saisie par le découragement dès que l’on parle de l’Afrique voire de ces pays précités. L’Afrique, aux yeux du monde était responsable de ses propres malheurs. Pis, l’Afrique était aussi habitée par le réflexe d’assistanat.

Par ailleurs, il a indiqué qu’une Afrique souveraine ne peut être une Afrique victime. « Pour nous, l’Afrique doit s’inspirer de ses succès. Et ils existent. C’est le sens que nous donnons à la mise en place du Parlement Africain de la société civile après 2005 ».déclare-t-il  M. Yves.

 « En effet, le parlement Africain de la société civile est né de la volonté des organisations nationales de la société civile de 17 pays africains réunis le 20 Novembre 2008 à Accra au Ghana et a pour objet d’aider les nations africaines à la promotion de la démocratie, des droits de l’homme, de la bonne gouvernance et à la lutte contre la pauvreté. Elle intervient également dans la résolution des crises politico-sociales et siège pour des questions de la libre circulation des personnes, des biens et des marchandises dans les Etats AC » a-t-il ajouté.

En outre, il a aussi rappelé que les représentants de l’administration, de la classe politique et de la société civile, grâce à l’ONG IFES, avec l’appui de l’USAID, ont initié, par endroits : Le forum des partis politiques, des médias et de la société civile sur les questions de prévention des conflits, de construction et de consolidation de la paix et de la démocratie en Afrique de l’ouest (Juin 2005 à Cotonou), Forum national de la société civile, sur le processus de démocratisation (10-12 mars 2006), Médiation sociale face aux enjeux de développement, initiée par le conseil économique et social de Guinée (31 mai au 1er juin 2006) et Séminaire sur les relations civilo-militaires (26 au 30 juin 2006) et en 2008 à l’hôtel Rivieira. Tout ceci pour vous rafraichir la mémoire sur l’importance de la société civile.

Il a expliqué que dans le même cadre, au lieu de faire attendre les sociétés civiles des pays africains de longues années encore, on devrait les aider à ‘’sauter’’ les étapes de balbutiement social. Ce qui les aiderait à développer des stratégies sociales plus endogènes.

Au finish, M. Yves Magloire, a indiqué que le parlement africain de la société civile, plaide pour l’établissement d’un partenariat entre tous les acteurs pour la mise en œuvre d’un cadre de concertation périodique entre les organisations en la matière, afin que d’ici 2016, le bilan de la société civile soit positif.
Alseny Camara

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