Le
groupe minier chinois Chinalco devrait reprendre les parts de Rio Tinto dans le
projet d'exploitation du gigantesque site de minerai de fer de Simandou en
Guinée, a annoncé vendredi le géant anglo-australien.
Simandou est réputé pouvoir
devenir l'une des plus importantes mines de minerai de fer au monde et l'un des
principaux projets miniers d'Afrique.
Les deux entreprises
"ont signé un accord non-contraignant pour vendre la totalité des parts de
Rio Tinto dans le projet de Simandou en Guinée à Chinalco", a indiqué le
groupe anglo-australien dans un communiqué publié sur son site internet.
Rio Tinto avait signé en 2014
un accord avec le gouvernement guinéen pour l'exploitation du site. Mais le
géant minier avait jugé en juillet ne pouvoir mener à bien le projet en l'état
actuel des cours mondiaux.
Le nouvel accord a été
formellement signé vendredi à Pékin lors de la visite en Chine du président
guinéen Alpha Condé.
"Le protocole d'accord
signé ouvre la voie à la prise de contrôle du projet par Chinalco qui sera
parachevée après la finalisation d'un accord détaillé dans les prochains
mois", a indiqué le ministère guinéen des Mines et de la Géologie dans un
communiqué transmis à l'AFP par le gouvernement de la Guinée.
Rio Tinto a annoncé vendredi
avoir comme objectif de "signer un accord contraignant d'ici six
mois".
Le groupe anglo-australien
détient pour l'instant les droits d'exploitation pour la moitié (la partie sud)
de Simandou. Ce site "pourrait être le plus grand projet minier et
d'infrastructures intégré jamais entrepris en Afrique" et produire
"100 millions de tonnes de minerai de fer de haute qualité chaque année",
souligne le gouvernement guinéen.
Rio Tinto devrait se voir
verser de 1,1 à 1,3 milliard de dollars (de 1 à 1,2 milliard d'euros) dans la
transaction, a indiqué le géant anglo-australien.
Source : AFP
samedi 29 octobre 2016
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