La
première pierre de l'Institut Pasteur de Conakry a été posée vendredi par le
président guinéen Alpha Condé et le ministre français des Affaires étrangères,
Jean-Marc Ayrault, cinq mois mois après la fin du dernier épisode d'Ebola dans
le pays.
L'accord
de coopération pour la création de cet Institut Pasteur a été signé en novembre
2014 lors d'une visite hautement symbolique du président français François
Hollande, en pleine épidémie d'Ebola, a souligné M. Ayrault.
"La
France est un partenaire historique et nous avons été présents au plus fort de
l'épidémie, mais aussi dans la phase post-Ebola, avec 300 millions d'euros
d'assistance au total", a déclaré le ministre, qualifiant ce nouvel
institut de "symbole de cette solidarité que la France apporte à la Guinée".
Cet
établissement, le 33e du réseau international des instituts Pasteur, aura pour
mission de répondre aux urgences épidémiques, participer à la surveillance et à
la recherche sur les maladies infectieuses et former et les scientifiques
guinéens dans la prévention des épidémies, dans le pays et la sous-région.
Les
travaux doivent durer deux ans. En attendant, l'université Gamal Abdel Nasser
de Conakry a prêté des locaux pour établir un laboratoire de transition et
héberger l'équipe de l'Institut Pasteur.
Ce
laboratoire permettra de démarrer dès 2017 les travaux de recherche et de
formation des étudiants et scientifiques guinéens. L'Institut Pasteur de Guinée
a inauguré ses activités en octobre par un cours de biologie moléculaire.
Il
disposera d'une unité de recherche en virologie qui se concentrera sur les
maladies à potentiel épidémiologiques, notamment les arboviroses et les virus à
fièvre hémorragiques (Ebola, fièvre de Lassa, fièvre jaune, fièvre de la Vallée
du Rift...).
Par
ailleurs, des programmes de recherches permettront de renforcer la surveillance
épidémiologique en liaison avec les laboratoires de la sous-région, notamment
ceux des Instituts Pasteur de Dakar et d'Abidjan.
Par
ailleurs, une réunion ministérielle régionale sur les liens entre santé
humaine, santé animale et environnement s'est achevée vendredi à Dakar.
"On
estime que 75 % des maladies émergentes infectieuses qui apparaissent chez
l'Homme ont pour origine des pathogènes se transmettant des animaux ou des
produits animaux vers les personnes", selon un communiqué des
organisateurs, soulignant que la récente épidémie de maladie à virus Ebola en
Afrique de l'Ouest illustre parfaitement le problème.
"D'un
seul cas dans un village reculé, vraisemblablement causé suite au contact avec un
animal infecté (dans le sud de la Guinée en décembre 2013, NDLR), le virus
s'est propagé pour atteindre plus de 28.000 personnes", selon le texte,
faisant plus de 11.000 morts.
Source : AFP







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