La première tranche d’un prêt en appui
budgétaire de 1 milliard de dollars EU destiné à contribuer au financement du
Programme d’appui à la gouvernance économique, à la diversification et à la
compétitivité (Economic Governance, Diversification and Competitiveness Support
Programm - EGDCSP) au Nigeria. La dernière tranche de 400 millions de dollars
EU sera approuvée en 2017.
Cette
opération fait partie d’un programme d’appui budgétaire contracyclique couvrant
deux exercices fiscaux (2016-2017) en vue d’aider le gouvernement fédéral du
Nigeria à mettre en œuvre des réformes visant à améliorer l’efficacité dans les
affaires du gouvernement, à combattre la corruption et à promouvoir la
diversification et la compétitivité de l’économie. Ce prêt aidera le
gouvernement du Nigeria à se ménager une marge de manœuvre budgétaire qui
facilitera la mise en œuvre de son budget, soutiendra ses réformes budgétaires
et structurelles et améliorera le ciblage de dépenses sociales visant à
protéger les segments les plus vulnérables de la population.
Il aidera aussi
le pays à se constituer rapidement un filet pour amortir les sollicitations sur
ses réserves en devises, ce qui aidera à réduire les pressions sur le marché
des changes et à stabiliser le naira.
S’il aboutit
dans ses efforts pour retrouver sa stabilité macroéconomique et redresser son
économie, le Nigeria sortira de la récession dans laquelle il se trouve
actuellement et qui, si elle se prolongeait, pourrait avoir de graves
répercussions sur les économies de ses pays voisins d’Afrique de l’Ouest et
d’Afrique centrale.
« Nous devons
réfléchir sur des solutions innovantes pour venir en soutien à nos pays membres
régionaux qui se trouvent dans des situations de crise comme celle-ci », a
déclaré le président de la BAD, Akinwumi Adesina, au Conseil d’administration à
l’issue de l’approbation du prêt au Nigeria. « Nous devons également leur
proposer les produits de connaissances dont ils ont besoin pour se remettre sur
les rails », a-t-il ajouté.
De plus, dans le contexte de l’engagement dont fait preuve le gouvernement fédéral du Nigeria à accroître ses investissements dans les infrastructures (qui représentent 30 % du budget de 2016), ces ressources contribueront à lui donner une marge de manœuvre budgétaire afin de pouvoir investir dans les secteurs de l’énergie, du logement et des transports, qui sont essentiels pour générer une croissance économique solide et sortir de la récession.
L’économie
nigériane a été durement frappée par la brutale chute des prix du pétrole. Tout
en étant assise sur des bases élargies, du fait que l’agriculture et les
services représentent de loin la majeure partie du PIB, l’économie nigériane
dépend fortement du secteur pétrolier, qui contribue la plus grande part des
recettes gouvernementales et des exportations du pays. De fait, plus de 90 %
des exportations nationales et au moins 70 % des recettes de l’État proviennent
de ce secteur.
Selon les
projections, la production devrait diminuer de 1,6 % en 2016 en raison de la
récession économique survenue au cours du deuxième semestre de l’année, qui a
été marquée par des pénuries de devises dues à la chute des recettes
pétrolières, une forte baisse de la production d’électricité, la perpétration
d’actes de vandalisme contre des installations pétrolières, une réduction de la
production de pétrole et la faiblesse de la confiance des investisseurs.
Grâce au
programme d’appui de la BAD, on prévoit que la part des recettes non
pétrolières augmentera de 8 % en 2016. Par ailleurs, des mesures visant à
maîtriser les dépenses publiques devraient permettre de ralentir davantage la
hausse de la masse salariale et de réduire les frais du service de la dette. En
outre, ces réformes favoriseront l’efficacité, la transparence et la reddition
des comptes.
Elles
contribueront à une augmentation des revenus et offriront une marge de manœuvre
budgétaire pour financer la diversification économique, l’industrialisation et
les programmes d’inclusion sociale. L’amélioration de la conjoncture
macroéconomique soutiendra le programme de croissance inclusive et de réduction
de la pauvreté à moyen terme.
Au-delà du
dialogue qu’elle a poursuivi avec le gouvernement nigérian en préparation à
cette opération, la BAD a également tenu des consultations avec d’autres
parties prenantes, notamment des représentants du secteur privé, des
organisations de la société civile (OSC) et des partenaires de développement.
L’EGDCSP vise les objectifs suivants : renforcer la gestion des finances publiques par une amélioration des performances et de la viabilité budgétaires (expansion de l’assiette fiscale et renforcement de son efficacité, amélioration de la perception des recettes et de l’efficacité des dépenses publiques, et renforcement de la transparence et de la reddition des comptes) ; améliorer la compétitivité sur le marché de l’énergie ; renforcer l’environnement des politiques et des institutions dans le secteur agricole ; et promouvoir l’inclusion sociale par la protection et l’autonomisation des pauvres et des groupes vulnérables.
Ce programme
est aligné sur trois des priorités opérationnelles de la Stratégie décennale de
la BAD (2013-2022), à savoir, les infrastructures, le développement du secteur
privé ainsi que la gouvernance et la reddition des comptes, domaines qui se
retrouvent dans quatre des Top 5 et privilégient les investissements dans des
domaines clés de la Stratégie décennale : Éclairer l’Afrique et l’alimenter en
énergie, Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, et Améliorer la qualité
de vie des populations en Afrique.
Le programme
est également lié aux trois piliers du Cadre stratégique et plan d’action pour
la gouvernance 2014-2018 (GAP II), l’accent étant mis sur une gestion
économique solide du secteur public, sur la bonne gouvernance et sur
l’amélioration du climat des investissements et des affaires.
Par le biais
du Bureau de pays au Nigeria, la BAD maintient un dialogue constant avec le
gouvernement en ce qui concerne l’agencement et la mise en œuvre de ses
programmes de réforme, y compris sur des mesures visant les secteurs de
l’énergie et de l’agriculture, sur les réformes budgétaires et sur les
questions de transparence et de reddition des comptes.
À la fin de
décembre 2015, le portefeuille de la BAD comprenait 46 opérations d’une valeur
estimée à 3,01 milliards de dollars EU. Ce portefeuille compte 22 opérations
relevant du secteur public pour un montant de 1,51 milliard de dollars EU,
représentant 31 % de l’ensemble du portefeuille, et 24 projets relevant du
secteur privé dont la valeur, estimée à 2,21 milliards de dollars EU,
représente 69 % du portefeuille.
Contacts : Olivia Ndong Obiang, Chargée de communication principale, o.ndong-obiang@afdb.org Ousmane Dore, Directeur du Bureau-pays au Nigeria, o.dore@afdb.org
Contacts : Olivia Ndong Obiang, Chargée de communication principale, o.ndong-obiang@afdb.org Ousmane Dore, Directeur du Bureau-pays au Nigeria, o.dore@afdb.org







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