Le Journal L'INDEXEUR

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jeudi 27 juillet 2017

Exportation de l’ananas guinéen vers les marchés internationaux : Le gouvernement prend l’initiative de relancer

Le ministère de l’Agriculture en collaboration avec le Bureau d’exécution stratégique de la Primature et les principaux acteurs du secteur, a pris l’initiative de relancer l’exportation de l’ananas frais de la Guinée vers les marchés internationaux, l’annonce a été faite par la patronne du département de l’Agriculture, Jacqueline Sultan.

Selon la ministère de l’Agriculture, le Bureau d’Exécution Stratégique de la Primature (BES) a pour objectif d’accélérer la mise en œuvre d’initiatives phares du gouvernement par le développement et l’incubation d’approches de mise en œuvre et de gouvernance efficaces, durables et axées sur les résultats. Les projets pilotes du BES sont axés sur l’agriculture, les mines et le développement.

Par ailleurs, la ministère de l’Agriculture a expliqué que, l’objectif est d’augmenter la productivité à l’hectare pour passer  de 30 tonnes à 50 Tonnes à l’hectare. « Ça suppose qu’on ait du matériel végétal. Et l’autre aspect c’est d’augmenter les superficies. A date, sur les deux bassins de production concernés par cette relance, le bassin Forécariah et le bassin Kindia, nous comptabilisons à peu près 250 hectares de superficie emblaver pour l’ananas. L’objectif, c’est qu’en 2020 on arrive à 1000 hectares. Donc, multiplier par quatre ces superficies et augmenter les rendements de 30 à 40 Tonnes à l’hectare », a-t-elle ajouté.

Elle a indiqué que, cette année, le département en charge de l’Agriculture entend avoir suffisamment du matériel végétal pour passer de 200 hectares à 400 hectares en 2018. « Nous avons des champs de rejets que nous sommes en train d’accompagner pour qu’il y ait suffisamment de matériel végétal pour emblaver et passer de 200 à 400 hectares en 2018. Nous doublons pratiquement les superficies. 

Et si nous arrivons à augmenter la productivité, nous pensons pouvoir exporter environ 400 Tonnes d’ananas fruit sur des marchés étrangers. Mais cela ne veut pas dire que nous sommes à 400 Tonnes de production. Nous sommes à quelques milliers de production d’ananas, mais l’ambition, c’est quand même d’enclencher la dynamique d’exportation de l’ananas », a affirmé Jacqueline Sultan.

Au finish, elle a souligné que cette initiative du ministère de l’Agriculture pourrait permettre à plusieurs  producteurs de l’ananas de bénéficier de l’encadrement technique de la Coopérative Burquiah, une coopérative qui aurait une expérience importante dans l’exportation d’ananas vers l’Union Européenne.

Alseny Camara

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