Aboubacar Sylla de l’UNC, Mouctar Diallo de NFD et Jean Marc
Telliano de RDIG ont créé le Front pour l’Alternance Démocratique (FAD), c’est
au cours d’une conférence de presse animée, ce lundi 03, Juillet 2017 à
Conakry, qu’ils l’ont fait savoir.
Selon Aboubacar Sylla de l’UNC, cette alliance a été créée parce que leurs partis sont
suffisamment proches du point de vue programmes, projets de société, postures
politiques. « On l’a créée pour pouvoir se retrouver ensemble, mettre en
commun nos moyens, nos ressources, nos structures pour se donner plus de
chances de gagner aux prochaines élections » a-t-il-expliqué.
Par ailleurs, l’ancien ministre de la communication a souligné que
le Front pour l’Alternance Démocratique (FAD) est aussi une entité politique qui va avoir son autonomie
pour prendre position sur différents sujets qui préoccupent la nation. ‘’Nous
ne voulons pas être un vecteur de division de l’opposition plurielle. Nous
voulons un lien bâti sur la confiance que nous éprouvons vis-à-vis des uns aux
autres pour que notre pays aille de l’avant et que l’opposition guinéenne se
renforce’’, rassure-t-il.
En outre, il a laissé entendre ceci : « Nous avons
décidé de nous faire mutuellement confiance pour nous battre afin que cette
alliance s’ancre effectivement dans le paysage politique guinéen. Nous allons
faire le nécessaire pour cela. Nous allons également être en contact avec tous
ceux qui peuvent aider cette alliance à se confirmer, à exister sur le terrain
politique et, surtout, à gagner les prochaines élections. Nous pensons que
c’est possible, c’est pourquoi, nous avons créé cette entité ».
Quant à le
Président du NFD Mouctar Diallo, désormais remonté contre toutes sortes de
manifestations, car selon lui qui ne donne aucun résultat, « j’invite
les leaders d’opposition à se départir des intérêts partisans au profit d’une
manifestation efficace ». Ajout-il.
« Nous le disons de façon claire. Nous sommes
pour les manifestations qui sont d’ailleurs un droit constitutionnel. Cependant
nous ne sommes pas prêts à manifester comme par le passé. Les manifestations
sur les manifestions, nous nous ne sommes pas pour. Car les mêmes causes
provoquent les mêmes effets. Donc, nous nous ne pouvons pas accepter de
s’inscrire dans cette monotonie qui ne produit pas de résultats escompté ». dit-il le Président du NFD.
« Nous avons organisé des manifestations depuis 2011. Quel est le bilan
et le résultat ? On a plus de 80 guinéens qui sont morts dans le cadre de
ces manifestations. Nous pointons un doigt accusateur au gouvernement qui s’est
spécialisé dans la violation des droits humains. Nous constatons l’inefficacité
des manifestations à cause de la façon par laquelle est organisée. Nous disons
‘’Oui’’ à des manifestations quand elles répondent à des objectifs prédéfinis
et entrent dans l’intérêt de la population. Mais simplement des manifestations
qui ont pour objectif de faire du tyran chère politique. C’est-à-dire mettre la
pression sur le gouvernement pour obtenir des intérêts partisans et personnels.
Nous ne sommes pas d’accord ».
Pour conclure, il a
souligné ceci: « Ce sont des populations qui sont victimes dans les manifestations. En
général, c’est les populations de Ratoma et plus précisément l’axe Hamdallaye,
Bambeto, Cosa, Enco 5 et Wanindara. Ces zones sont militarisées. Nous voulons des
manifestations pour servir des populations et non pour des intérêts
partisans ».
Alseny Camara







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