Les
défis auxquels notre pays fait face sont certes nombreux, mais ils sont
surmontables avec ses potentiels de toutes natures, susceptibles de le
propulser rapidement vers un développement harmonieux. Pour en savoir davantage
sur la politique de planification et de développement de notre pays, nous avons
rencontré Kanny Diallo, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale de
la République de Guinée. Décryptage.
Bonjour Madame la Ministre et
merci de nous recevoir. Pouvez-vous nous dire comment se porte aujourd’hui le
Ministère du Plan et de la Coopération Internationale, au vu de son importance
dans la structure gouvernementale ?
C’est un département qui se
porte bien, à partir du moment où nous avons réussi à mettre en œuvre toutes
les actions indiquées par la plus haute autorité, demandant à présenter un plan
de développement, élaboré avec la vision et la participation de l’ensemble des
travailleurs, et c’est une raison de fierté pour toute personne à la tête de ce
département.
Madame la Ministre, le plan
national de développement économique et social 2015 – 2020, sera dans quelques
jours au centre de la réunion du groupe prévue à paris ! Quel est l’enjeu de
cette importante rencontre qui permettra certainement de mobiliser des fonds
pour le financement du PNDES ?
Cette étape sera importante
pour la Guinée, vu que nous cherchons à présenter une nouvelle vision du pays :
Une Guinée émergeante, plus résiliente aux chocs politiques, économiques et
sanitaires ! Une Guinée nouvelle, entreprenante, tournée vers l’avenir, pour
donner une image nouvelle de notre pays, capable stratégiquement de mobiliser
et convaincre des partenaires traditionnels et non traditionnels, afin qu’ils
acceptent de nous accompagner pour mettre en œuvre des projets et des
programmes, qui contribueront à la réalisation des objectifs de ce plan. Plus
important encore, c’est de savoir que ce n’est pas seulement l’aspect forum qui
compte, mais l’entrée de la Guinée dans une nouvelle ère, pour la réalisation
des objectifs de développement.
Quelles ont été les étapes
clés, dans l’élaboration de ce plan national de développement économique et
social ?
Il y’a eu principalement deux
étapes ! La première consistait à faire une analyse de la situation de base,
c’est-à-dire, examiner les cinq dernières années, particulièrement la période
2011 à 2015, coïncidant avec le plan quinquennal de cette période ; Ensuite,
l’analyse rétrospective des cinquante dernières années, pour avoir une
perception claire des problèmes et des enjeux de développement du pays. Les
parties prenantes, étaient présentes dans tous les processus, du début de la
préparation de la note conceptuelle jusqu’à l’élaboration du plan, en harmonie
avec le département, le secteur privé, la société civile et même la presse.
Vous voyez donc que l’étape était importante pour notre pays.
Quel peut être l’impact de ce
Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) sur le quotidien
des guinéens ?
Je pense que tout ce qui est
envisagé dans ce plan, est bon pour les populations guinéennes ; C’est
l’objectif principal, sachant bien que dans un pays comme la Guinée, tout est
prioritaire ! Chaque citoyen, intellectuel ou non, percevra aisément la portée
du plan, et l’adhésion de tous est absolument indispensable. Le document n’est
pas abstrait, c’est l’ensemble des préoccupations qui ont été confirmés dans un
contexte et avec une approche participative tout à fait rationnelle.
Ce PNDES est aujourd’hui
considéré comme étant le seul cadre d’intervention des partenaires techniques
et financiers ! Concrètement, quels sont les piliers sur lesquels repose ce
plan?
Le plan repose
essentiellement sur quatre piliers : le premier, c’est la gouvernance au
service du développement durable ; le deuxième concerne la croissance
économique, le troisième est le développement du capital humain de façon
inclusive et le quatrième concerne la gestion des ressources naturelles de façon
durable. Ces quatre piliers touchent à l’ensemble des préoccupations
répertoriées dans le cadre du plan.
Madame la Ministre, où en est
aujourd’hui, la coopération guinéenne avec nos institutions financières,
notamment le FMI, la Banque Mondiale et la BAD ?
Nous avons des relations de
coopération avec ces institutions de façon pérenne tout à fait satisfaisante,
parce que lorsque j’ai pris la tête du département, ma préoccupation principale
était d’avoir un dialogue franc avec nos partenaires, afin qu’ils adhèrent à
notre façon de faire nos projets et réalisations en République de Guinée, en
notifiant ce qu’ils attendent de nous dans le cadre des projets, mais aussi
dans le cadre d’une coopération stratégique car, le développement n’est pas
seulement une question de financement : il faut également développer avec les
institutions des relations de confiance ! Nous avons par exemple, avec la
Banque Mondiale, un programme de prêt assez important, dans le cadre de l’IDA
18 et notre allocation de l’IDA a été presque triplée puisqu’elle est portée à
plus de 500 millions de dollars. Avec la Banque Africaine de développement, les
relations sont excellentes, avec un projet d’ouverture prochaine du bureau de
représentation à Conakry, en attente depuis dix ans.
Pour finir madame, quels sont
les grands chantiers prévus dans le plan national de développement économique
et social ?
Les chantiers sont énormes,
avec des problèmes d’infrastructures très sérieux. Il y’a le grand chantier du
renforcement du système de santé et celui de l’éducation, sachant que des
jeunes se noient dans la méditerranée, sans parler de nos compatriotes menacés
d’expulsions. Il s’agit donc, entre autre, de mettre en place un dispositif
permettant d’embarquer ces jeunes dans le processus de production, pour éviter
les drames qui interpellent toute la planète. Il y’a également le problème de
l’environnement dans notre pays minier, où nous devons faire en sorte que
l’exploitation des mines n’ait pas un impact négatif sur l’environnement comme
l’a stipulé le président de la république, qui indique que nous devons profiter
du développement des technologies, pour rattraper notre retard, en trouvant les
solutions à nos problèmes, en veillant à jeter des bases solides d’un
développement économique durable.
Quel est votre mot de la fin
Madame la Ministre ?
J’ai beaucoup d’espoir pour
la Guinée car, les problèmes sont surmontables mais le pays est béni avec tout
ce qu’il faut pour réussir un développement rapide et harmonieux dès que tous
les fils se donneront la main pour opérer les transformations nécessaires. Il
faut que tout le monde participe ! Ce n’est pas une affaire de quelques
individus, ni d’un gouvernement ou du président de la république ! C’est
l’affaire de toute la population guinéenne et chaque citoyen doit faire un pas
dans la direction des autres.
La
Cellule de Communication du Gouvernement
mercredi 13 septembre 2017
Kanny Diallo, ministre du Plan : ‘‘J’ai beaucoup d’espoir pour la Guinée’’
mercredi, septembre 13, 2017
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