L'accord entre la Chine et
la Guinée passe mal auprès de la population. Pékin va financer la construction
d'infrastructures en échange de six milliards de tonne de bauxite sur 20 ans.
Pour désamorcer
les critiques, le gouvernement a s’est lancé dans une tournée visant à
expliquer le bien fondé de cet accord.
Pékin va
financer un programme de constructions d'infrastructures routières pour une
valeur de 20 milliards de dollars. En échange de quoi la Guinée s'est engagée à
livrer aux Chinois, six milliards de tonne de bauxite sur 20 ans.
Que prévoit
l'accord cadre?
L’accord signé
le 6 septembre dernier doit être exécuté en trois phases. La première phase
prévoit la construction du tronçon routier Coyah-Dabola sur la route nationale
numéro 1, la réhabilitation des voiries urbaines de Conakry, la construction de
quatre universités et un projet d’assainissement de la capitale.
Parmi les
projets prévus figurent une raffinerie d’alumine de China Power Investment Corp
et deux mines de bauxite pour Chinalco et China Henan International Cooperation
Group, ces trois projets étant situés près de la ville de Boffa.
Le ministre
guinéen des Mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba, a expliqué que les
travaux ont déjà commencé sur le terrain.
"Les
sociétés sont identifiées. Il s’agit du projet bauxite alumine de Chinalco dans
la zone de Boffa, du projet de China Henan et du projet CPIC. Ces projets vont
progressivement entrer en production", a déclaré Abdoulaye Magassouba.
"L'un
d’entre eux a déjà commencé à produire, il s'agit de China Henan. Les
productions ciblées en terme de bauxite sont connues : 12 millions de tonnes
par an pour Chinalco, une dizaine de millions pour China Henan et une quinzaine
de millions pour CPIC."
Source : Dw-World







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