« NOUS
AVONS SIGNÉ UN ACCORD AVEC L’OPPOSITION ET CET ACCORD N’EXCLUT PAS LE VOTE.
DONC LES DIX SEPT CONSEILLERS DU RPG ONT VOTÉ UN DES DEUX CANDIDATS DE
L’OPPOSITION RÉPUBLICAINE. OÙ EST LE PROBLÈME ? L’UFDG NE DOIT S’EN
PRENDRE QU’À LUI-MÊME S’IL NE S’EST PAS ENTENDU AVEC SON ALLIÉ UDG !… »
C’est ainsi qu’Amadou
Damaro, le président du groupe parlementaire de la mouvance
présidentielle a répondu ce matin à nos confrères de l’émission «Grandes
Gueules» de la Radio Espace par rapport à l’installation du maire à
Kindia.
A la question de savoir si
le RPG a trahi l’UFDG dans le choix du maire à Kindia, le président du groupe
parlementaire de la mouvance présidentielle à l’Assemblée Nationale, dit être
surpris de cette accusation de la part de l’UFDG. «Je les comprends. Nous avons tous commis une grosse erreur
en donnant un caractère national à une élection locale, une élection de
proximité.
Et ce n’est pas seulement à Kindia ! C’est à
travers tout le pays. Cela a eu un effet de contagion à travers le pays. Tout
le monde est surpris devant cet état de fait. Et comme vous savez, les communes
diffèrent l’une de l’autre. Donc, les réactions dans les communes ne sont
pas les mêmes…
Par endroits, ce sont des violences, des injures et
même des propos graves. Pour revenir à votre question concernant
l’accord avec l’UFDG. Heureusement d’ailleurs que les élections ont eu lieu
à Dubreka avant Kindia. On nous accuse d’avoir trahi. Mais eux, ils
ne se sont pas abstenus à Dubréka !
Leurs conseillers ont voté notre adversaire !
Il a eu plus de voix ! D’où proviennent ces voix ? De l’UFDG !
Nous, à Kindia, nous avons respecté l’accord. La preuve. Nous n’avons présenté
aucun candidat. C’est leur allié l’UDG qui n’a pas été sérieuse à Kindia !
Elle ne devrait pas présenter un candidat. Si c’était le cas, il n’aurait pas
eu d’élections à Kindia. Maintenant si l’UFDG ne s’est pas entendue avec son
allié, qu’elle s’en prenne à elle-même. Où est notre problème ? »
Lorsque les confrères ont
posé la question sur le cas de Boké où le maire élu n’a pas tenu compte de
l’accord, Damaro soutient qu’il ne sait pas réellement ce qui s’est passé de ce
côté-là. Seulement il insisté que l’accord signé avec l’opposition n’exclut pas
le vote.
Quant à ce qui s’est passé
à Gueasso où les conseillers du RPG ont fait fi de l’accord en refusant de
céder le poste de maire au Bloc-Libéral, Amadou Damaro promet que son parti
tirera les leçons qui s’imposent. « C’est vrai. Nous avons désisté
pour la candidature de l’opposition à Gueasso. Mais après le choix de Bloc
Libéral, tout le monde est surpris. Y compris les conseillers de ce parti…
Ensuite nos conseillers nous ont appelés pour nous
exprimer leur surprise. Comme quoi, ils ne comprenaient rien par rapport à la
décision. Comment se fait-il qu’on leur retire la mairie alors qu’ils ont
largement gagné ? On a expliqué, calmé les esprits, tout fait.
Mais ils nous faits savoir qu’ils ne sont pas prêts à respecter les accords… Le
parti va analyser la situation et tirer les leçons qui s’imposent…
»
Concernant son silence face
à des propos emprunts d’ethnocentrisme, du régionalisme, des propos tenus
à Kindia, Amadou Damaro Camara a répondu aux journalistes que ce n’est pas son
rôle. Il n’est qu’un législateur… Sinon il a condamné ces discours de haine et
de division. Selon lui, il est inconcevable qu’un pays comme la Guinée qui
était hier à l’avant-garde de l’unité nationale, de cohésion sociale
puisse tomber dans les caniveaux.
Source :
guineenws.org







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