JUBA, 7 novembre 2018. L'armée
du Soudan du Sud et les représentants du principal groupe rebelle dirigé par le
l'ex-Premier vice-président Riek Machar sont parvenus à un accord sur des
principales dispositions visant une cessation des hostilités et un accès sans
entrave de l'aide humanitaire.
Lul Ruai Koang,
porte-parole de l'Armée populaire de libération du Soudan (APLS), a déclaré
mercredi à Xinhua qu'un compromis avait pu être trouvé avec les dirigeants de
l'Armée populaire de libération du Soudan - En opposition (APLS-IO) afin de
permettre la libre circulation des soldats, de renforcer la sécurité des civils
et de ménager un accès sans entrave aux services humanitaires dans leurs
territoires contrôlés.
"Un accord a été
conclu sur ces points qui reprennent globalement les dispositions prévues dans
l'accord de paix revitalisé", a déclaré M. Koang à Juba.
Cette réunion récente fait
suite à la signature par le président sud-soudanais Salva Kiir et l'APLS-IO de
M. Machar d'un accord de paix revitalisé le 12 septembre en Ethiopie, mettant
fin à plus de quatre années de conflit.
M. Machar retournera à Juba
en mai 2019 pour reprendre son poste antérieur de Premier vice-président en
application de l'accord de paix revitalisé négocié sous la médiation du
président soudanais Omar Al-Béchir avec le soutien de l'Autorité
intergouvernementale de développement (IGAD), bloc de pays d'Afrique de l'Est.
Lam Paul Gabriel,
porte-parole de l'APLS-IO, a indiqué qu'un accord avait été conclu sur la libre
circulation des soldats ou du personnel de sécurité suivant des ordres de
départ, et qu'ils devaient voyager sans armes et sans uniforme.
Cet accord comprend une
autorisation de libre circulation des civils, de la logistique non-militaire et
des marchandises sur les territoires contrôlés par chacune des deux parties.
M. Gabriel a ajouté que les
deux parties assumeraient l'entière responsabilité de toute activité criminelle
susceptible de survenir sur leur territoire respectif, y compris la
responsabilité de traduire les auteurs de tels actes en justice.
Il a également indiqué que
les organisations humanitaires bénéficieraient d'un accès sans entrave aux populations
les plus vulnérables afin de pouvoir leur apporter les services essentiels.
Le Soudan du Sud est plongé
dans la guerre civile depuis la fin 2013, et ce conflit a entraîné l'une des
crises de réfugiés les plus graves au monde en termes de rapidité de
progression.
Un accord de paix conclu en
2015 pour mettre fin aux violences a été une nouvelle fois enfreint en juillet
2016 quand les factions rivales ont repris les combats dans la capitale, Juba,
contraignant le dirigeant rebelle Machar à fuir en exil.
Selon les estimations de
l'ONU, près de quatre millions de Sud-Soudanais ont été déplacés à l'intérieur
et à l'extérieur du pays.
Source : Xinhua







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