Le Journal L'INDEXEUR

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mardi 8 janvier 2019

Interview exclusive: Hadja Aminata Soumah, Présidente et Fondatrice de l'ONG M’MA LAKÖE


Mme CAMARA Hadja Aminata SOUMAH, Diplômée en Faculté de Droit des Sciences Économiques et de Gestion, après avoir servi dans beaucoup de départements en Guinée. Elle quitte le pays, pour poursuive ses études en Egypte, dans les écoles: agro-alimentaire, transformation des produits de matière brute en cosmétique, et l’anglais.

Après avoir acquis beaucoup d’expériences dans le domaine d’agro-alimentaire, transformation des produits de matière brute en cosmétique, elle retourne en Guinée pour aider son pays à se développer, dans le domaine  agricole, et les femmes évoluant  dans ce secteur.

En créant sa petite entreprise,
M’MA LAKÖE, qu’elle a finalement  transformé à une ONG pour contribuer au développement et au bien-être de la femme guinéenne, en menant une action concrète et visible sur le terrain.

Lisez l’intégralité de l’interview...........

L’indexeur: Bonjour, madame svp présenter vous à nos lecteurs?

Hadja Aminata Soumah : Je m’appelle madame CAMARA née Hadja Aminata SOUMAH, présidente de l’ONG M’MA LAKÖE, Diplômée en Faculté de Droit des Sciences Économiques et de Gestion à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en Secrétariat à l’institut Catholique des mères de Conakry, en Agro-alimentaire, en transformation des produits de matière brute en Cosmétiques, en Hôtellerie et en Anglais à l’Egypte, je suis veuve et mère de cinq enfants.

Comment avez-vous eu l’idée de transformer votre petite entreprise M’MA LAKÖE à une ONG?

J’ai appris à transformer des légumes, comment sèchés et les conservés, donc j’ai décidé d’aller rencontrer les femmes travailleuses de l’interieur du pays, et je suis allée à Koba, j’ai visité les diferents groupements et j’ai discuté avec eux. J’ai vu qu’elles ont besoin de soutien pour pouvoir valoriser leur travail et leur permettre d’avoir une vie plus saine.

J’étais choquée. J’ai donc souhaité apporter ma modeste contribution à cette problématique qui n’encourage pas les femmes travailleuses, dans le secteur agricole. Je les ai demandé de se mettre ensemble pour créer une ONG, elles sont acceptées, c’est ainsi, j’ai donné le nom de ma petite entreprise M’MA LAKÖE à notre ONG.

J’ai contacté Makalé TRAORE et beaucoup d’autres femmes, je les est dit de venir m’accompagner ; les femmes travailleuses de l’intérieur ont besoin de vous. Je suis dans la COFFIG avec Makalé. C’est elle d’ailleurs qui m’a aidé, car elle a mobilisé plusieurs femmes pour venir à Koba voir ce que nous les femmes de là-bas sommes entrain de faire. Et une fois là-bas ont compris que nous sommes vraiment entrain de faire quelque chose. 

Quel est l’objectif que vous poursuivez avec votre ONG M’MA LAKÖE? 

On à créé cette ONG M’MA LAKÖE parce que nous sommes des femmes travailleuses, et que c’est des actions concrètes, visibles, dans laquelle on voit directement les résultats de ce que l’on fait. Nous sommes plus de 600 personnes aujourd’hui, tous évoluants dans le domaine agricole. 

Notre but est de faire en sorte que le conditionnement des aliments soit de qualité après un traitement  optimisé, afin d’en commercialiser à grande échelle, mais aussi donner une vie plus saine aux femmes travailleuses du pays.

Comment partager vous le gain obtenu  entre  vous ? 

Moi, ce n’est pas le gain qui m’intéresse, c’est le progrès et toute adhérente adhère avec conviction en mettant en tête qu’elle va réussir. Mme Makalé TRAORE, vient  nous donner une somme de 28 millions de francs guinéens à crédit. Quant on a réçu cette somme, on a rajouté nos petits gains que nous avons gardé pour acheter une machine pour notre ONG. 

Si nous réalisons ce que nous voulons nous aurons atteint notre objectif, promouvoir la femme guinéenne partout dans le continent.  Mais le gain viendra, le peu que nous avons maintenant est bien partagé ; on a plus de 18 hectares dans Koba avec ça, nous ne pouvons pas dire que l’ONG n’a pas gagné. Il y’a bien une réussite.

Quels sont les produits cultivés par votre  ONG ? 

ONG M’MA LAKÖE produit et transforme en même temps.  Nous produisons : le Riz blanc du pays, le Fonio est traité en plusieurs façons , il y’à le Fonio Blanc, Fonio grillé, Fonio précuit,  la Bouillie de Fonio, et  le Fonio douga avec un peu de poisson et l’Arachide cassé qui est d’ailleurs un remontant pour des personnes souffrantes de  diabète , le Miel, la bouillie du Miel,  le Maïs, la Patte d’Arachide, l’Huile rouge, les feuilles de manioc sèchées, feuilles de Patate et aussi les fruits de mer qui a une conservation d’un an dans le frigo , la confiture de mangue , Cocktail de papaye et plusieurs autres fruits. Des Gombos frais et secs. 

Vous êtes choisies  d’être la présidente du Réseau des Femmes Leaders Africaines, antenne Guinée, dites- nous comment cela est arrivée ?

Moi j’étais dans mon champ à Koba, comme bientôt ils vont relancer la sucrerie qu’on appelle Surcre-koba, il y’a des ivoiriens là-bas qui sont avec nos frères  guinéens qui vont relancer ça dans sous-peu de temps, donc les ivoiriens m’ont vu à Koba, je travaille, j’ai une ONG, je suis dans le champ à tout moment.

Donc, il  y’a un monsieur parmi eux qui s’appelle M. Dio Jean Claude, qui a dit madame, j’ai ma tante qui est à Abidjan, qui est la présidente du Réseau des Femmes Leaders Africaines, qui m’a toujours chargé de trouver une femme ici comme sa représentante  en Guinée. Je lui ai dit représenter ta tante comme quoi ; et il m’a dit, elle veut que tu représente le Réseau des Femmes Leaders Africaines en Guinée.  Je lui ai dit qu’il n y’a pas de problème.

Si vous trouvez ça normal, moi ça ne me pose pas de problème, il a dit d’accord et tout de suite il m’a mis en contact avec sa tante, donc sa tante aussi m’a appelé on a un peu causé, elle dit non, je ne peux plus attendre, j’ai trop perdu du temps comme ça. Elle me dit que si je suis prête maintenant, qu’elle m’invite à venir à  Abidjan, pour une prise de contact et voir qu’elle disposition à prendre, mais aussi prendre des constituants et savoir comment organiser le bureau.

Comment vulgariser les choses dans les régions et puis après nous viendrons installer le bureau  en Guinée.

Interview réalisée par : Alseny CAMARA et Aboubacar Soumah

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