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35 minutes pour relier Dakar à
Diamniadio contre 1 heure en période de pointe
Dakar, Sénégal, le 15 janvier 2019 – Dakar a aujourd’hui fait un pas de géant pour réduire considérablement les
embouteillages et limiter la pollution urbaine. En réceptionnant, hier, les
premières rames du train express régional (TER), le président de la Banque
africaine de développement, Akinwumi Adesina, a exprimé toute sa fierté d’avoir
contribué au financement de ce « projet remarquable et porteur de
transformation ».
« Avec ce train, le Sénégal devient un pionnier
en Afrique de l’Ouest dans le développement de systèmes de transport collectif
modernes et à grande vitesse », a déclaré Adesina. Le Sénégal est, en
effet, le deuxième pays d’Afrique de l’Ouest, après le Nigeria, à se doter d’un
système de transport ferroviaire de masse bimode : électrique et
thermique.
« Le TER permettra d’économiser du temps et
de l’argent pour le transport en commun, a ajouté le président Adesina.
Imaginez : avec le TER, il ne faudra plus que 35 minutes pour faire
le trajet Dakar-Diamniadio ! » En période de pointe, le trajet par la
route entre Dakar et Diamniadio nécessite plus d’une heure. « Le TER
réduira les embouteillages et contribuera à l’atténuation de la pollution
atmosphérique urbaine », s’est félicité Adesina.
Le président Macky Sall a insisté, de son côté, sur le
caractère historique du projet. « Il s'agit, a-t-il lancé, du tout premier
projet ferroviaire du Sénégal indépendant après la ligne Dakar-Rufisque
construite en 1883. » Et pour cette première, le Sénégal a choisi de faire
un saut technologique. « Nous avons choisi de nous projeter à la pointe du
progrès dès l'appel d'offres pour le TER. Toutes les cabines sont climatisées
et dotées du Wi-Fi, dans ce train bi-mode électrique et diesel. Les Sénégalais
méritent de voyager dans le confort et la sécurité tout en économisant leur
temps et leur argent », a-t-il déclaré.
Long de 55 kilomètres, le TER reliera Dakar à
l’aéroport international Blaise Diagne en passant par la ville nouvelle dédiée
aux affaires de Diamniadio, qui connaît un développement fulgurant. La première
phase du projet, financée par la Banque africaine développement, la Banque
islamique de développement, l’Agence française de développement, le Trésor
français et le Sénégal pour un montant total d’environ 1 milliard d’euros,
connecte la capitale, Dakar, au pôle urbain de Diamniadio. Les travaux
devraient se terminer en juin 2019. Les travaux de la seconde phase, reliant
Diamniadio à l’aéroport international Blaise Diagne, devraient démarrer dans la
foulée.
Le président Adesina a profité de l’occasion pour faire
part de la volonté de la Banque africaine de développement de financer cette
seconde phase.
« Le TER est une victoire pour le peuple, une
victoire pour l’environnement, une victoire pour Dakar et sa banlieue, une
victoire pour le Sénégal », s’est-il enthousiasmé après avoir effectué le
trajet à bord du train.
« C'est le plus grand investissement jamais
réalisé par la Banque islamique de développement dans un projet en Afrique
subsaharienne, témoignage de notre confiance dans le pays et dans l'intérêt du
projet », a déclaré son président, Bandar Al Hajjar.
Le secrétaire d'État français auprès du ministère de
l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, a abondé dans le
même sens : « Le Sénégal est un modèle de l'émergence. Avec ce train,
vous avez démontré qu'impossible n'est pas sénégalais.
Le Sénégal a,
aujourd'hui, un train d'avance avec ce choix d'un TER à la pointe de la
technologie pour le peuple. »
Avec environ 3 millions d’habitants (et une
projection de 5 millions d’habitants à l’horizon 2030), Dakar abrite
25 % de la population totale du pays et 50 % de sa population urbaine
sur une superficie correspondant à seulement 0,3 % du territoire national.
La mise en place d’un système de transport de masse performant, rapide, sûr et
confortable constitue ainsi une réponse structurelle aux défis de développement
de la capitale sénégalaise.
La Banque africaine de développement souhaite
intensifier ses efforts dans le développement des transports de masse. Elle
entend ainsi renforcer la connectivité urbaine en finançant la mise à niveau
des réseaux routiers dans les agglomérations et la construction
d’infrastructures de transport collectif, à l’image du TER de Dakar.
La Banque
entend également accroître l’accès au financement des transports en commun, en
préparant en amont des projets bancables, dans lesquels elle s’efforcera
également d’impliquer des opérateurs privés. Enfin, pour améliorer la mobilité,
la Banque africaine de développement partagera les meilleures pratiques dans la
conception et la mise en œuvre de systèmes de transport intégré, tout en
plaidant pour leur planification dès la conception des schémas de développement
urbain, comme elle l’a fait dans le cadre du tramway de Nairobi.
La Banque africaine de développement a appuyé
108 opérations au Sénégal pour un montant total de
1 675 milliards de francs CFA (environ 2,9 milliards de dollars
américains) depuis le début de ses opérations dans le pays, en 1972.
Contact médias :
Chawki Chahed, chargé de communication en chef,
Département de la communication et des relations extérieures – c.chahed@afdb.org
I Tél. : +225 20 26 27 02
I Mob. : +225 75 75 31 20 /
Mobile à Dakar jusqu’au 17 janvier 2019 : +221
776 149 302







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