Leprojecteurguinee.com qui a fait l’objet d’une descente musclée des agents de la police armés et cagoulés à bord d’un pick-up non immatriculé à leur domicile sis à Hamdallaye 1, dans la commune de Ratoma, dans la soirée du mercredi 27 au jeudi 28 septembre 2022 à partir de 19 heures, pour avoir relayé les communications, publié sur son site des articles du FNDC et donné la parole aux responsables du front dissout.
Battu à mort, ensanglanté, menotté et conduit au Commissariat Central de Nongo pour être détenu. Agé d’une trentaine d’année, Alsény Fadiga reste aujourd’hui, introuvable.
C’est ce qui inquiète sa famille et ses proches. Investigations…
Sur les faits
Selon nos investigations, malgré la dissolution du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) par le Gouvernement, le Journaliste Alsény Fadiga a continué à publier les communications du FNDC hostiles aux autorités de la Transition et donner la parole aux responsables du Front déjà dissout non reconnu par l’État guinéen, le FNDC.
Cependant, nous confie-t-on, après deux (2) précédentes convocations établies par la police non répondues pour que le Journaliste réponde aux délits de Complicité de troubles à l’ordre public, incitation à la révolte par voie médiatique et désobéissance à l’Autorité, les agents de la police ont effectué une descente musclée pour aller le prendre en manu-military et le jeter en prison.
« Ce que j’ai vu au domicile du journaliste Alseny Fadiga, je n’ai jamais vu une telle violence policière pareille. Les agents de la police cagoulés et non identifiés à bord d’un pick-up, ont d’abord semé la terreur dans le quartier, attiré l’attention de tout le monde sur eux.
Devant moi, à coup de matraque, d’armes et de pieds, ils ont frappé le Journaliste Alsény Fadiga à mort, ensanglanté avant de l’embarquer dans leur pick-up alors qu’il était déjà inconscient et l’envoyer au commissariat.
Si le Journaliste Alsény Fadiga s’en sort vivant dans cette violence extrême, c’est qu’il a de la chance, vue la gravité des violences physiques exercées sur lui par les agents de la police à leur domicile. Depuis ce jour, je n’ai plus vu le Journaliste Alseny Fadiga » a confié un témoin qui a requis l’anonymat.
Témoignages d’un voisin
« Le Journaliste Alsény Fadiga est notre voisin qui a été violenté par les policiers cagoulés qui ont investi leur domicile à partir de 19 Heures.
Mais, cette fois-ci, les agents sont venus pour le tuer, car ils sont venus armés jusqu’aux dents dans un pick-up non immatriculé pour l’abattre physiquement. J’ai vu des agents cagoulés qui ont capturé violemment le Journaliste Alseny Fadiga, parmi eux, il y avait un policier géant et colosse qui a sorti une menotte pour enfin le maitriser l’embarquer pour l’envoyer » nous confie-t-on.
Témoignages de la Maman du Journaliste
« Mon fils Alseny Fadiga a été la cible des agents de la police à cause de son métier qu’il n’exerce librement.
Cette fois-ci, depuis 17 heures déjà, les agents de la police sillonnaient déjà aux alentours de notre concession.
Ces agents de la police ont confondu mon fils Alsény Fadiga à un de ses petits frères, ils avaient bastonné ce dernier à sang avant de se rendre compte de l’erreur. C’est à partir de 19 heures qu’ils ont arrêté mon fils Alsény Fadiga pour le conduire à une destination inconnue.
Un moment, j’ai appris que mon fils était en prison au Commissariat de Nongo là où je ne l’ai jamais retrouvé. S’il vit ou pas, je n’ai aucune nouvelle de lui, je suis inquiète pour son sort. Aidez-moi à retrouver mon fils qui est mon seul soutien » a témoigné Madame M’mah Yattara, larmes aux yeux.
La disparition subite du Journaliste Alseny Fadiga pour une destination inconnue coïncide à la tuerie par balle dans les manifestations de rue et l’incarcération massive des milliers de leaders à cause de leur opinion à la prison centrale de Conakry comme Oumar Sylla dit Foniké Menguè, Ibrahima Diallo et autres, tous leaders du FNDC. Et d’autres en cavale !
Mohamed Camara









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