Le Journal L'INDEXEUR

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lundi 31 juillet 2017

Massacre du 28 septembre en Guinée: huit ans après, le procès tarde à venir

En Guinée, le 28 septembre est une date symbolique pour la justice. Cela fera bientôt huit ans qu’a eu lieu le massacre du stade de Conakry. Depuis, les victimes n'ont toujours pas obtenu justice mais n'en démordent pas.
Les quatre ONG de défense des droits humains – dont l’organisation guinéenne des droits de l'homme (OGDH) et la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) qui sont également parties civiles dans cette affaire – ont animé, vendredi 28 juillet, une conférence de presse pour dénoncer la lenteur de la procédure et exprimer le ras-le-bol des victimes.
Quatorze personnes civiles et militaires ont été inculpées dans ce qui est appelé « Le massacre du 28 septembre à Conakry, le triste souvenir ». Un lourd héritage pour le gouvernement guinéen qui doit pourtant y faire face.
« Tout le monde en convient aujourd’hui, la question du 28 septembre est une épine dans le pied de la Guinée qu’il faut retirer pour pouvoir aller de l’avant et pouvoir marcher enfin librement », souligne Florent Geel, de la FIDH.
Cela fait bientôt huit ans que cette instruction est ouverte et pour combien de temps encore ? Florent Geel lance un appel.
« Il est temps maintenant d’avancer. Il est temps maintenant de passer cette étape et nous appelons solennellement ; nous exigeons même, des autorités judiciaires, dans le respect de l’indépendance, qu’elles clôturent cette affaire et permettent enfin aux victimes de pouvoir être confrontées à leur bourreau », a-t-il déclaré.

Source : RFI

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