Lors de la
conférence de presse qui a précédé la remise officielle du prix dont il est le
lauréat 2017, le président de la BAD a dit combien chacun des High 5 est
étroitement lié aux autres, et réitéré l’engagement de la Banque à poursuivre
son travail de développement en Afrique. Et de souligner la nécessité de
mettre les technologies et l’information aux mains des agriculteurs.
« Le Prix
mondial de l'alimentation est un grand honneur et une reconnaissance pour tout
le travail que je mène depuis des décennies. Mais il nous met aussi le vent en
poupe, alors que nous décollons pour nourrir l'Afrique, car c’est une mission
qu’il faut poursuivre jusqu’à son terme », a-t-il martelé.
Et le lauréat
2017 du Prix mondial de l’alimentation d’ajouter : « L’Afrique doit non
seulement se nourrir elle-même, mais elle doit aussi le faire avec fierté.
L’Afrique doit également exploiter le potentiel de son agriculture pour la
transformer de sorte que ce ne soit plus simplement un moyen de lutter contre
la pauvreté mais qu’elle serve à créer de la richesse ».
Il a parlé du
téléphone portable, devenu l’outil le plus important qu’un agriculteur puisse
avoir aujourd’hui.
« Avec le
portable, les agriculteurs peuvent se renseigner sur les marchés, la météo et
sur l’accès aux financements, a-t-il argué. Ils peuvent, par exemple, avoir des
informations sur la santé des mères. C’est très important. C’est pourquoi nous
avons lancé, quand j’étais ministre de l’Agriculture au Nigeria, un système de
portefeuille électronique qui permet aux agriculteurs de se procurer des
engrais. Nous avons touché plus de 15 millions d’agriculteurs ».
Sensibilisation
et autonomisation ne peuvent se faire que si l’on fournit les informations
requises, en démocratisant l’accès à l’information pour les agriculteurs, a
ajouté le président de la BAD.
« Je n’ai
jamais vu un agriculteur qui a envie d’être pauvre », a-t-il insisté.
En juin
dernier, le Prix mondial de l’alimentation 2017 était décerné à
Akinwumi Adesina, pour
le travail qu’il a accompli afin d‘améliorer la disponibilité des semences, des
engrais et du financement pour les agriculteurs africains et pour avoir changé
la perception qu’ont les jeunes Africains de l’agriculture et s’y investir en y
voyant une activité lucrative.
Considéré
comme le Nobel de l’agriculture, le Prix mondial de l’alimentation, créé par
Norman Borlaug, prix Nobel de la paix en 1970, est perçu comme la plus
prestigieuse distinction internationale qui vient couronner des individus qui
ont œuvré en faveur du développement humain en améliorant la
qualité, la quantité ou la disponibilité de la nourriture à travers le monde.
Le Prix est
remis tous les ans au mois d’octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de
l’alimentation – le 16 octobre ou aux alentours de cette date –,
lors d’une grande cérémonie organisée à Des Moines, capitale de l’État de
l’Iowa, aux Etats-Unis.
Depuis
l’arrivée d’Akinwumi Adesina à sa tête en mai 2015, la BAD œuvre à accélérer le
développement de l’agriculture, grâce à sa stratégie « Nourrir l’Afrique », qui prévoit quelque
24 milliards de dollars EU d’investissements au cours des dix
prochaines années.
Ce prix vient
également couronner le travail qu’a accompli Akinwumi Adesina ces vingt
dernières années avec la Fondation Rockefeller et l’Alliance pour une
révolution verte en Afrique (AGRA), mais aussi en tant que ministre de
l’Agriculture et du Développement rural au Nigeria.
Pour plus d’informations
sur le Prix mondial de l’alimentation et le Dialogue de Borlaug :
Contacts
médias : Chawki Chahed, Chargé de
communication principal, BAD – tél. +225 75 75 04
58 ; c.chahed@afdb.org. Emeka
Anuforo, Chargé de communication, BAD – e.anuforo@afdb.org







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