Prévisions
de 3,7 % de croissance en2018, en légère baisse par rapport aux
estimations initiales de 4,2 %. Stabilité de la demande intérieure et de
l’investissement public dans les infrastructures. Réduction des déficits des
comptes budgétaires et courants. L'Afrique de l'Est reste la région à plus
forte croissance, passant de 5,1 % en 2016 à 5,4 % en 2017 et
5,8 % en2018
Abidjan, Côte d’Ivoire, le 13octobre 2017 – Les perspectives
économiques de l’Afrique se sont améliorées en 2017 par rapport à 2016. Mieux,
celles-ci devraient encore s’améliorer en 2018, indique la Banque africaine de
développement (BAD) dans une révision de ses perspectives de croissance,
publiée jeudi 12 octobre 2017 à Abidjan.
La croissance du Produit
intérieur brut (PIB) de l’Afrique devrait se situer à 3 % en 2017, contre
2,2 % en 2016 et 3,5 % en 2015, précisele document, qui indiqueque ce
taux devrait croître à3, 7 % en 2018.
« Les
ajustements apportés aux prévisions antérieures font suite à la publication de
nouvelles données par certains pays clés – le Nigéria, l’Algérie et l’Égypte –,
qui représentent près de50 % du PIB du continent et qui ont revuà la
baisseleurs prévisions pour 2017 et 2018 », explique AbebeShimeles,
directeur par intérim chargé des Politiques macroéconomiques, de la prospective
et de la recherche à la BAD.
Toutefois, la
performance globale du continent se révèle favorable quand on la compare à la
croissance économique mondiale, dont les projections se situent à 3,5 %
pour 2017 et à 3,6 % pour2018.
Le document actualisé
attribue l’essentiel de la reprise économique de l’Afrique aux facteurs
suivants :
Le
redressement de l’économie mondiale et la fin du tassement des prix des
produits de base intervenus depuis 2014.
« Il
faut procéder de toute urgence et de manière soutenue à une diversification
économique et à une transformation structurelle pour éviter la répétition de
phases successives d’expansion et de récession dans le sillage de la volatilité
des prix des produits de base », était-il déjà indiqué dans le dernier rapport Perspectives
économiques en Afrique, publié en mai 2017.
Une
demande intérieure soutenue et des investissements publics réguliers dans les
infrastructures ont également contribué au maintien de la croissance dans plusieurs
pays. Au-delà de l’accumulation de capital physique, la productivité de ces
investissements s’avèreimportante pour une croissance durable et doit rester un
domaine politique prioritaire.
Les
déficits budgétaire et descomptes courants devraient se résorber grâce à un
regain de vitalité des exportations et à une hausse des recettes publiques. Mais
pour autant, les gouvernements africains doivent résister à la tentation de
« se rattraper » sur les dépenses qui avaient été suspendues ces deux dernières
années, car les déficits s’en verrontautrement exacerbés.
L’Afrique de
l’Estdemeure la région qui connaît la croissance la plus dynamique :
estimée à 5,1 % pour 2016, elle devrait atteindre 5,4 % en 2017 et
5,8 % en 2018. Une forte demande intérieure et des dépenses publiques élevées
dans les infrastructures sont les principaux facteurs de cette croissance en Afrique
de l’Est.
L’Afrique du Nord a
enregistré le deuxième plus fort taux de croissance, de l’ordre de 3,1 % en
2016, grâce à la reprise économique en Égypte (4,3 % de croissance) et en
Algérie (3,3 %).
La croissance de la
région de l’Afrique du Nord devrait atteindre 3,1 % en 2017 et 3,6 %
en 2018 selon les prévisions, grâce notamment à l’amorce d’une reprise dela
croissance économique au Maroc, qui devrait ainsi enregistrer un taux de
4,5 % en 2017 et de3,9 % en 2018.
Toutefois, la Banque
met en garde contre les incertitudes politiques persistantes et uneréduction de
la production pétrolière en Libye, qui continuent de peser sur la croissance
dans la région. La Libye pourraitmême enregistrer une croissance aux valeurs
négatives, avec ‑4,9 % en 2017 et ‑3,9 % en 2018.
La croissance de
l’Afrique australe est, quant à elle, restée mitigée, à 0,9 % en 2016,
contre 1,6 % en 2015. Toutefois, une améliorationescomptéedela performance
de l’Afrique du Sud, avec un taux de croissance de0,3 % en 2016, de
1,2 % en 2017 et 1,3 % en 2018, devrait relancer la croissance
globale de cette région.
Celle-ci devrait
atteindre 2 % en 2017 et 2,3 % en 2018, une amélioration portée par
une production minière accrue qui fait suite à une légère hausse des prix des
produits de base.
De
même, en Afrique de l’Ouest et Afrique centrale, régions où la production de
pétrole tient un rôle central dans l’économie, la croissance a fortement
baissé, passant de 0,5 % en 2015 à 0,4 % en 2016.
Dans
cette région, la récession économique au Nigeria a complètement masquéles très bonnes
performances enregistréesen Sierra Leone, au Togo, en Côte d’Ivoire et au
Sénégal, ces deux derniers pays affichantles économies à plus forte croissance
de la région.
L’économie
du Nigeria, quireprésente 72,4 % du PIB global de la région d’Afrique de
l’Ouest, s’est contractée de 1,5 % en 2016, alors que l’expansion moyenne
des économies des quatre autres pays, qui ensemble représentent 10 %
environ du PIB régional, s’est élevée à 6 %.
L’Afrique de l’Ouest
devrait connaître une amélioration de sa croissance, avec un taux de 2,5 %
en 2017 et de 4 % 2018, en raison principalement d’un redressement de la
production pétrolière au Nigeria et de la hausse des prix des produits de base.
L’Afrique centrale quant
à elle a vu sa croissance freinée par les faibles performances de la Guinée
équatoriale et du Tchad, dont les économies se sont contractées respectivement
de 7,3 % et de 6,4 %, outre la République du
Congo qui a connu elle aussi une contraction de 2,4 %.
Les données
actualisées de la Banque indiquent que la République centrafricaine devrait
toutefois enregistrer une croissance en hausseen 2017 et 2018, avec un taux de
1,6 % et 3,1 % respectivement.
Pour accéder aux perspectives économiques
mises à jour :
http://bit.ly/2i7t1fP
Contact : ChawkiChahed, Chargé
principal de communication – c.chahed@afdb.org







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