Kagamé, Ouattara, Condé...
Plusieurs chefs d'État africains ont assisté à ce forum destiné à favoriser
l'investissement dans le continent. Réussites, couacs et... quelques
indiscrétions.
Après l’Africa Investments Forum & Awards organisé à Paris le
23 novembre, l’Égypte tenait, le week-end dernier, son propre événement dédié
aux affaires sur le continent. « Africa 2017, des affaires pour l’Afrique,
l’Égypte et le monde » est le slogan sous lequel s’est tenu ce forum
continental dans la ville balnéaire de Charm el-Sheikh.
Après un galop d’essai en 2016 où il s’était fait représenter par
son Premier ministre, le président égyptien, Abdelfattah al-Sissi, peut se
targuer d’avoir remporté un premier pari, celui d’avoir su intéresser cette
année ses homologues du continent.
Le Guinéen Alpha Condé, l’Ivoirien Alassane Ouattara et le
Rwandais, Paul Kagame, y étaient présents à ses côtés quand d’autres États ont
envoyé des délégations de plus haut niveau que lors de la première édition.
L’objectif, similaire à celui des autres forums panafricains qui
se multiplient d’Est en Ouest et du Nord au Sud, est de favoriser
l’investissement privé intra-continental au service du développement. « Malgré
d’immenses efforts pour améliorer le climat des investissements, l’Afrique attire
encore trop peu de capitaux privés, constate le président Alpha Condé lors de
la cérémonie d’ouverture.
Elle n’a pas réussi à se défaire de l’image d’une zone risquée
pour les investissements, or il n’en est rien. »
500 millions de dollars
500 millions de dollars
Dans la foule qui se presse devant le stand Starbucks du grand
hall du centre de conférence Jolie Ville après les discours présidentiels,
Alain Ebobissé, ancien haut fonctionnaire de la Banque mondiale et patron du
fonds d’investissements énergétiques Africa 50 lancé par la même institution,
rappelle l’autre défi de l’investissement privé en Afrique : « Les pouvoirs
publics africains réalisent qu’ils n’ont pas assez de moyens pour résoudre les
besoins énormes de leurs populations et de leurs industries.
L’appel au secteur privé est maintenant une condition sine qua non
et nous sommes satisfaits de voir que plusieurs chefs d’État reconnaissent ce
fait par leur présence ».
Source :
Jeune Afrique







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