En Guinée, quatre manifestants tués
par balle la semaine dernière lors de manifestations de l'opposition ont été
inhumés ce lundi 19 mars. L'opposition demande la mise en place d'une
commission internationale indépendante pour enquêter sur les 94 tués lors de
manifestations politiques depuis l'accession au pouvoir d'Alpha Condé en 2010.
Le gouvernement rejette, quant à lui, toute idée d’une telle commission.
Le
décompte de l'opposition est de 94 morts lors des manifestations politiques,
depuis l'arrivée au pouvoir d'Alpha Condé. Cellou Dalein Diallo, chef de
l'opposition, ancien Premier ministre et leader de l'UFDG, demande la mise en
place d'une commission internationale indépendante et dit vouloir se tourner
vers l'Union africaine, la CEDEAO et l'ONU car, affirme-t-il, la justice
guinéenne ne fait pas son travail.
«
Il est impossible à la justice de faire son travail en toute sérénité dans un
tel climat de violence », rétorque Albert Damantang, porte-parole du
gouvernement pour qui rien ne justifie la venue à Conakry d’une commission
d’enquête internationale.
«
Combien faudra-t-il de morts pour que nos hommes politiques mettent un terme à
ce jeu macabre ? », demande Touré, un habitant de Kokoma qui met dos à dos
pouvoir et opposition.
Cellou
Dalein Diallo n'exclut pas de rencontrer Alpha Condé
Cellou
Dalein Diallo réclame justice pour les 94 morts et justice aussi pour les
élections locales du 4 février dernier. Dans ce cas, est-il prêt à rencontrer
Alpha Condé ?
«
Ce n’est pas exclu, répond le chef de l'opposition. Il n’y a pas de raisons, à
condition qu’il veuille bien prendre des décisions pour qu’il y ait justice
mais aussi pour que les suffrages qui nous ont été volés, de façon flagrante,
par les commissions administratives du recensement de centralisation des votes,
soient restitués. »
Source : RFI







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