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jeudi 6 août 2026

Journée africaine de l’état civil : Matam donnera le coup d’envoi des célébrations panafricaines

Choisie pour lancer officiellement en Guinée les festivités de la Journée africaine de l’état civil, la commune de Matam accueillera le 7 août un rendez-vous placé sous le signe de la modernisation administrative et de la citoyenneté. À travers cette célébration, les autorités entendent mettre en lumière les réformes engagées dans le secteur et rappeler que l’état civil demeure le socle de l’identité juridique, de la bonne gouvernance et du développement durable.
À trois jours de la Journée africaine de l’état civil, célébrée chaque 10 août sous l’égide de l’Union africaine, la commune de Matam s’apprête à donner le coup d’envoi officiel des festivités en Guinée. Désignée commune pilote pour cette édition 2026, elle devient le symbole des efforts engagés pour moderniser un service public considéré comme la porte d’entrée de la citoyenneté et un levier essentiel du développement national. Depuis plusieurs jours, les services de l’état civil de Matam, Kaloum, Dixinn et Kassa multiplient les réunions techniques afin de finaliser les derniers préparatifs. 

L’objectif est de faire de cette célébration un moment fort de sensibilisation, mais aussi de valorisation des réformes entreprises pour améliorer les prestations offertes aux citoyens. Pour Abdourahmane Keïta, Officier délégué de l’état civil de Matam, cette désignation récompense les performances enregistrées par la commune ces dernières années dans l’amélioration de la gestion de l’état civil. « L’état civil est le point de départ de toute politique publique. Sans un système fiable d’identification des citoyens, il ne peut y avoir de planification efficace ni de développement durable », souligne-t-il.
Au-delà de son caractère commémoratif, la célébration du 7 août vise à rappeler l'importance stratégique de l’état civil dans la consolidation de l’État de droit, la protection des droits des citoyens et la production de statistiques indispensables à l’élaboration des politiques publiques. Les organisateurs annoncent la participation des autorités administratives, des officiers d’état civil, des partenaires techniques ainsi que des représentants des treize communes de Conakry. 

 Des activités de sensibilisation, des échanges d’expériences et des actions de promotion des bonnes pratiques rythmeront cette journée. Selon Abdourahmane Keïta, cette mobilisation collective traduit une volonté commune de faire évoluer durablement les services de l’état civil en Guinée. « Cette célébration doit marquer un tournant. Notre ambition est de renforcer la confiance des citoyens dans l’état civil et de rappeler que derrière chaque acte de naissance, de mariage ou de décès se construit l’identité juridique de la Nation », affirme-t-il. 

Même son de cloche chez Ali Camara, Officier de l’état civil de Kassa, qui salue l’engagement des différentes communes mobilisées autour de l’événement. Pour lui, cette fête panafricaine constitue une occasion privilégiée de mettre en valeur le rôle souvent méconnu des officiers d’état civil dans le fonctionnement de l’administration publique.
Instituée par l’Union africaine, la Journée africaine de l’état civil vise à promouvoir l’enregistrement universel des faits d’état civil, à renforcer les systèmes nationaux d’identification et à améliorer la gouvernance grâce à des données fiables. En accueillant le lancement officiel des festivités, Matam entend confirmer son rôle de commune pilote et démontrer que la modernisation de l’état civil constitue aujourd’hui l’un des piliers de la refondation administrative engagée en Guinée. 

Alseny Maciré Fofana

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