La
dernière audience dans ce procès date du 30 avril dernier. Plus de quatre mois,
les présumés auteurs de la double attaque meurtrière qui a coûté la vie à Mme
Aïssata Boiro, l’ex-directrice du Trésor public et à l’ingénieur Paul
Temple Cole, étaient ce lundi dans le box des accusés pour la reprise de leur
procès. Cette énième audience s’est limitée à une longue lecture de
l’ordonnance de renvoi. Après quoi, l’audience a été renvoyée à huitaine à la
demande de la défense.
Me Ouattara, l’un des
avocats des accusés, a justifié la demande de la défense par la constitution de
nouveaux avocats dans ce dossier. Mais aussi, par la recomposition du tribunal.
En effet, après le vaste remaniement intervenu en août dernier au sein du corps
des magistrats, le dossier a été confié de nouveau à l’arrivant Ibrahima Kalil
Konaté.
« Même si vous,
Monsieur le président, vous aviez eu ce dossier avant de le transmettre à
l’ancien président Magadouba Sow, cela n’est pas le cas pour vos
assesseurs », a dit Me Abou Camara. Quant à Me Jean-Baptiste Jocamey
Haba, il a indiqué que la défense n’a pas eu le temps de préparer ses clients à
la réouverture du procès. Selon lui, les avocats de la défense n’auraient été
informés de la reprise du procès que le weekend dernier.
Sous les yeux du veuf
Boiro, l’un des premiers à arriver au tribunal ce lundi, les avocats de
la partie et le procureur Daouda Diomande ont échoué dans leur tentative de
s’opposer à la demande de la défense. Face à la persistance de la défense, le
représentant du ministère public a finalement accepté de concéder une semaine à
la défense. Le procureur et la partie civile auront néanmoins réussi à ramener
ce report à une semaine au lieu des deux sollicitées par la défense.
« Nous estimons que les faits sont
graves. Nous sommes dans un cas e crime de sang. Il fallait alors immédiatement
passer aux débats », a réagi Me Salif, qui a quand
même déploré les reports incessants des dossiers criminels par les tribunaux. « Le fait de donner la compétence
des crimes aux tribunaux de première instance est une très bonne chose.Parce
que ça permet de rapprocher la justice du justiciable.
Cela devrait aussi permettre de satisfaire
automatiquement la soif de justice par un jugement rapide. Mais, cela se fait
dans plusieurs séquences d’audience. C’est-à-dire qu’il n’y a pas une limite du nombre de
renvoi. Par contre, dans l’ancien système, l’accusé pouvait passer plusieurs
années en prison, mais une fois programmé, le dossier est jugé jusqu’au bout….
Chaque système a un inconvénient et un avantage. De
toutes les façons, les héritiers de feue Aissatou Boiro ont soif de
justice », a réagi l’avocat au sortir de
l’audience.
Il faut signaler qu’à
l’audience du 14 octobre prochain, les débats devraient se rouvrir avec la
suite de l’audition de Mohamed Sankhon.
Source :
guineews.org







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