À l’occasion de la Journée internationale des jeunes filles dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), la Guinée a réaffirmé son ambition de bâtir une société numérique inclusive, où les jeunes filles occupent une place centrale. Sous l’impulsion du ministre Mourana Soumah, cette célébration a mis en lumière une vision stratégique forte : faire des Guinéennes de demain des actrices incontournables de l’innovation technologique et de la transformation digitale du pays.
La Guinée a célébré, ce vendredi 24 avril 2026, la Journée internationale des jeunes filles dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), à la Cité des sciences et de l’innovation de Taouyah. Cette cérémonie d’envergure, présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer la participation féminine dans les secteurs scientifiques et technologiques.
Placée sous le thème évocateur « Ton talent peut changer le futur », cette journée a servi de tribune pour sensibiliser, inspirer et mobiliser les jeunes filles autour des opportunités qu’offrent les métiers du numérique, notamment dans des domaines de pointe tels que l’intelligence artificielle, la programmation et l’entrepreneuriat digital.
Dans son allocution, le ministre Mourana Soumah a porté un message fort, à la fois mobilisateur et visionnaire.
Il a rappelé que cette initiative s’aligne pleinement avec la vision du Président de la République, le Général Mamady Doumbouya, notamment à travers le programme structurant Simandou 2040. Ce vaste projet ambitionne non seulement de moderniser les infrastructures économiques du pays, mais aussi de réduire significativement la fracture numérique et de promouvoir une inclusion équitable, en particulier celle des jeunes filles.
S’appuyant sur des données préoccupantes, Mourana Soumah a souligné que moins de 30 % des étudiants inscrits dans les filières scientifiques en Afrique sont des femmes, tandis qu’à l’échelle mondiale, elles ne représentent qu’environ 20 % des professionnels de l’intelligence artificielle. Face à ce constat, il a lancé un appel à l’audace et à la détermination : « La technologie n’est pas un domaine fermé. Elle appartient à celles qui osent apprendre, créer et innover ».
Au-delà du discours, cette journée s’est voulue résolument pragmatique. Des panels, des démonstrations technologiques et des échanges interactifs ont permis aux jeunes participantes de découvrir concrètement les métiers du numérique, d’interagir avec des modèles féminins inspirants et de mieux envisager leur avenir dans ces filières.
Le représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Antoni Boama, a pour sa part insistée sur les enjeux économiques liés à l’inclusion des femmes dans le numérique.
Selon lui, l’exclusion des femmes constitue un manque à gagner considérable pour les économies africaines, freinant ainsi leur potentiel de croissance et d’innovation.
De son côté, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Djaka Sidibé, a réaffirmé l’engagement des autorités à lever les obstacles structurels qui freinent l’accès et le maintien des jeunes filles dans les filières STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques). Elle a appelé à une synergie d’actions entre les familles, les institutions éducatives, les partenaires techniques et financiers, afin de créer un environnement propice à l’épanouissement des talents féminins.
La cérémonie a rassemblé un large éventail d’acteurs : responsables gouvernementaux, partenaires internationaux, organisations de la société civile, enseignants et élèves venus de différents établissements scolaires. Tous ont salué une initiative porteuse d’espoir, qui contribue à repositionner la jeune fille guinéenne au cœur des enjeux de développement.
À travers cette célébration, la Guinée envoie un signal fort : celui d’un pays résolument tourné vers l’avenir, où l’égalité des chances et l’innovation vont de pair. Sous le leadership affirmé de Mourana Soumah, les jeunes filles sont désormais appelées à devenir les pionnières d’une révolution numérique inclusive et durable.
Mohamed Naby Sylla







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